‹ Mémoires. Éd. conforme au MS. transmis à la Bibliothèque impériale [and first publ. as Appel à lChapitre 20 sur 90 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

même temps que madame Phlipon se faisoit mon institutrice. Me voilà donc entre leurs mains après avoir quitté la maison du Seigneur , regrettée , chérie , embrassée de toutes les religieuses , pleucée de mon Agathe et de ma Sophie , gémissant de leur séparation, et me promettant bien de l'adoucir par de fréquentes visites.

Cet engagement m' é toit trop cher pour que je ne fusse pas fidèle à le remplir. Les promenades se dirigèrent fréquemment du côté de la Congrégation ; ma tante AngéUque , ou mon père, se fiaisoient un plaisir de m'y conduire ; mon arrivée au parloir s'annonçoit dans toute la maison ; j'y voyois vingt personnes en une heure. Mais ces visites remplaçoient mal les communications de tous les jours et les confidences de l'amitié ; elles devinrent plus rares ; je les suppléai par dés lettres dont le commerce s'établit principalement avec Sophie ; origine de mon goût pour écrire, et l'une des causes qui, par l'habitude, en aient augmenté chez moi la faciUté.

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