PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE V
elle se retira, ainsi que les domestiques : c'est une jeune personne de douze à treize ans. Je demandai à sa tante pourquoi nous avions si peu joui du plaisir de lavoir; en effet, elle n'avoit paru qu'au moment du dîner. « C'est notre usage, me répondit mademoiselle Quinault; elle ne doit point se montrer. » Je lui fis quelques compliments sur ce que sa nièce annonçoit d'aimable, et je voulus l'engager à la rappeler : « Eh ! non pas, s'il vous plaît, reprit-elle : c'est assez qu'on veuille bien se contraindre jusqu'au dessert pour celte petite morveuse ^ Voilà le moment où, les coudes sur la table, on dit tout ce qui vient en tête ; et alors les enfants et les valets sont incommodes. Eh! laissez, laissez, nous aurons assez de peine à faire taire pour notre compte le tendre Arbassan (c'est M. Duclos qu'on appelle ainsi; j'en ignore la raison). Ce seroit à ne pas s'entendre, si la petite y étoit. — Ma foi, madame, reprit M. Duclos, vous n'y entendez rien : je lui donncroistout d'un coup une idée juste des choses, moi; vous n'avez qu'à me laisser faire. — Oh! je n'en doute pas, reprit-elle; mais nous ne sommes plus au temps où l'on appeloit un chat un chat; et il faut apprendre de bonne heure la langue de son temps et de son pays.
Duclos. — Ce n'est pas celle de la nature; et il n'y a que celle-là de bonne.
dressées par des commissaires nonmu's, que les p;ciis du roi ont portées à Versailles dinjanclie 7 de ce mois; là ils deniandoicnt en même temps la Mipprcssion du droit du centième denier nouvelleincnt établi. La réponse du roi n'a pas été satisfaisante; les droits sulisislcnl toujours »
(Bmiiheu. — Juin 1750; t. IV du Journal, p. iô9.) ' Celte nièce s'appelait nladL■moi^elle Olympe 'test devenue madame Corbière. U y a dans les Œuvres, si justement oubliées, de l'abbé d» Viù-cnon quelipies badiiiajjes à son adresse.