‹ Mémoires, Éd. nouv. et complète avec des additions, des notes et des éclaircissements inéditsChapitre 141 sur 260 · REPRISE DU JOURNAL · texte numérisé non relu

REPRISE DU JOURNAL

Le 1" septembre (IToO).

M. Duclos s'est fait présenter à mon beau-père, comme nous en étions convenus; il en a été très-bien reçu. Je craignois qu'il ne lui échappât dans la conversation quelque chose qui découvrit ma nouvelle liaison avec mademoiselle Quinault; mais, malgré sa vivacité, il est plus discret que je ne l'avois pensé. M. de Bellegarde l'a engagé à rester plusieurs jours ici et à nous voir jouer la comédie : il a accepté. Ces dames ont d'abord fait difficulté de jouer devant lui; cela m'a fort embarrassée; mais mademoiselle d'Ette, avec son adresse ordinaire, a tout raccommodé. En vérité, je lui dois bien de la reconnoissance ; elle n'est occupée que de moi. Elle m'avertit sans cesse de ce qui peut me nuire ; elle en est plus affectée que moi-même : il y a bien peu d'amis comme elle.

Francueil est très-content de M. Duclos et de l'intérêt qu'il me marque. Pour moi, jusqu'à présent, je l'estime fort; je le vois avec plaisir, et, cependant, je ne le trouve pas très-aimable. Il m'amuse quelquefois; je l'écoute volontiers; mais il me cause de l'embarras, et je ne sais jamais quoi lui dire. Je ne me trouve pas toujours de son

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