LETTRE DE MADEMOISELLE D'ETTE AU CHEVALIER DE VALORY
En voici bien d'une autre, mon cher chevalier! Ecoutez ceci. Vous savez ce je vous disois l'autre jour sur l'amour que Francueil avoil pour Emilie. Eh bien! vous verrez que la chère petite a étouffé tous ses scrupules, et ce qui s'en est suivi. Hier, en sortant de chez vous, je rencontrai son laquais ; je lui demandai ce que faisoit sa maîtresse, et si elle étoit chez elle. Il me répondit que oui, qu'elle s'étoit trouvée mal, qu'elle ne comptoit point retourner à la campagne de quelques jours, et qu'elle avoit fait venir son fils qui venoit d'arriver. Il ajouta qu'elle avoit fait fermer sa porte, avec ordre de ne laisser entrer qui que ce fût. Cela me uonna de la curiosité, et je résolus d'entrer chez elle, bon gré, mal gré. On me dit, en effet, qu'elle étoit sortie. Je parvins avec assez de peine à faire accroire au portier qu'elle m'avoit envoyé