‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 153 sur 429 · PROGRÈS DE LA DOMINATION VÉNITIENNE · texte numérisé non relu

PROGRÈS DE LA DOMINATION VÉNITIENNE

paieurs!, qui accompaignent leur cappitaine et le conseillent et pourvoient l’ost. Mais toute la guerre de mer est conduicte par leurs gentilz hommes en chiefz et cappitaines de gallées et naves? et par aultres leurs subjectz. Mais ung aultre bien ont-ilz® au lieu d’y aller en personne ès armées par terre : c’est qu’il ne.se faict nulz hommes de tel cueur ne telle vertu pour sçavoir seigneurier, comme ilz avoient à Rome ; et pour ce n’ont-ilz nulles questions civilles en la cité, qui est la plus grand richesse? que je leur voye. Et y ont merveilleusement bien pourveü, et en maintes manières, car ilz n'ont point de tribuns du peuple comme ont4les Romains, qui fut partie cause de leur discention: ; car le peuple n’y a nul credit ne ny est appellé en riens et tous offices sont aux gentilzhommes, sauf leurs secretaires : ceulx-là ne sont point gentilzhommes. Aussi la pluspart de leur peuple est estranger. Et si ont bien congnoissance, par Titus Livius, des faultes que firent les Romains; car ilz en ont l’histoire et aussi / les os en leur palais de Padoua 1. Et pour ces raisons et

a. il P, que B. de Mandrot corrige en ils ; ilz partout ailleurs. — b. la plus grant prudence éd. Sauvage et éd. Dupont. — c. tribunts P. — d. avoient éd. Dupont ; ont [eu] éd. B. de Mandrot. — e. desertion éd. princeps; destruction éd. Sauvage et éd. Dupont. — 1. et si en sont éd. Dupont.

1. Sur le rôle des provéditeurs et des payeurs, on trouvera des indications précises dans le Traité du gouvernement de Venise, cité par Perret, loc. cit., t. II, p. 302-304.

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