Entendez : ce qui
4. Sleidan, traduit par Lenglet au t. IV, 2° partie de son édition de Commynes, p. 122, affime que notre auteur avait « diligemment leü et retenu toutes sortes d'histoires escrites en françois, et principalement des Romains ». La traduction française que Pierre Bercheure fit de Tite-Live en trois volumes avait été déjà publiée à Paris en 1486-1487 (cf. Graesse, Trésor des livres rares, t. IV, p.233). C'est en 1413 qu'’avaient été découverts à Padoue, ville natale du grand historien latin, des restes qu’on n’hésita pas à considérer comme les siens. Commynes vit sans doute à Pavie le monument où ces restes étaient conservés.
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NÉGOCIATIONS DE COMMYNES A VENISE (octobre 1494) 115
maintes aultres que je congneü en eulx, diz une autres foiz qu'ilz sont en voye d’estre bien grans®.
[CHAPITRE XIX] [Mission DE COMMYNES A VENISE]
[x.] Quels furent les sujets de l'ambassade du sieur d'Argenton auprès de la République de Venise. — Or fault dire quelle fut ma charge, qui fut merciement des bonnes responces qu'ilz avoient faictes à deux serviteurs du roy qui avoient esté vers eulx!, et que, à leur fiance, il tiroit ? avant en ceste emprinse : car ce fut avant qu'il partist d’Ast. Aussi leur remonstray les longues et anciennes aliances qui avoient esté entre les roys de France et eulx ; et, davantaige, leur offris Brandis et Ottrente‘, par condition que, en leur baillant myeulx en Grèce, qu’ilz fussent tenuz le rendre?. Ilz me tindrent les meilleures parolles du monde du roy et de ses affaires, car ilz ne croioient point qu'il allast guères loing. Et 4 de l’offre que leur feïz, dirent* qu’ilz estoient ses amys et serviteurs et qu'ilz ne vouloient point qu'il achaptast leur amour ?. Aussy le roy ne tenoit point lesdites places, et si vou-
a. bien grans seigneurs pour l’advenir éd. Dupont. — b. tirast éd. Dupont. — c. et la ville d'Otrante éd. Dupont. — d. Et omis dans l'éd. Dupont. — e. ils me feirent dire éd. Dupont.
1. Sur cette mission, dont il a déjà été question, cf. plus haut, p. 106, n. 3.
2. Entendez : à cette condition qu'ils seraient tenus de les rendre si on leur offrait mieux en Grèce.
3. Kervyn de Lettenhove, Lettres et négociations de Philippe de Commynes, t. II, p. 111 et suiv. et 121 et suiv., donne le texte des documents vénitiens qui se rapportent à l’audience à laquelle se réfère ici notre auteur. La réponse de la Seigneurie ne fut d’ailleurs rendue que le 9 octobre.