‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 157 sur 429 · Entendez : ce qui · texte numérisé non relu

Entendez : ce qui

3. Sur la politique impériale du moment, il suffit de renvoyer à Uilmann, Kaiser Maximilian, t. I, p. 271 et suiv.

4. Sur le sens de cette expression, voir ci-dessus, p. 107, n. 1. — L'ambassade impériale était composée des personnages suivants : Ulrich de Lichtenstein, évêque de Trente; Jean Greidner, prévôt de la cathédrale de Brixen ; Leonard Vells et Walter de Stadien. Ils furent reçus à Venise le 15 février 1495. Dès le 20, l’ambassadeur vénitien à Milan était avisé de l'excellente impression produite par les Allemands. Leurs pleins pouvoirs leur furent donnés le 6 mars, par acte daté d’Aix-la-Chapelle.

118 POURPARLERS SECRETS A VENISE (février-mars 1495)

deffraié!. Le duc de Millan, oultre l’embassadeur qu'il y avoit, y envoya l’evesque de Cosme et messire Francisco Bernardi Visconte2.

[2. Formation de la Saïinte-Ligue.] — Et commencèrent secrètement et de nuyt à communicquer ensemble, et premier par leurs secrétaires, et n’osoient encores en publicque se declairer contre le roy, par especial le duc de Millan et Veniciens®, qui encores ne savoient si la ligue dont il estoit question se concluroit3. Et me vindrent veoir ceulx de Millan et me apportèrent lettres de leur maistre et me dirent que leur venue estoit pour ce que les Veniciens avoient envoyé deux ambassadeurs à Millan?, et ilz ne avoient de coustume que y en laisser ung°, et aussi le‘ firent-ilz à la fin; mais cecy estoit mensonge*, car tout cela estoit assemblé

a. et les Venissiens éd. Dupont. — b. à la ville de Millan éd. Dupont. — c. de n’y laisser que ung éd. Dupont. — d. ne P, suivi par B.de Mandrot ; nous corrigeons d’après les autres éditions qui doivent représenter ici le vrai texte. — e. mensonge et tromperie et toute déception éd. Dupont.

1. Lorenzo Suarez de Mendoza y Figueroa. Arrivé à Venise le 5 janvier 1495, il fut reçu le lendemain 6. Sur les honneurs qui lui furent rendus, cf. Kervyn de Lettenhove, op. cit., t. III, p. 90. — Une seconde ambassade espagnole, dont le chef était Joan Ram, «mestre rational » (c’est-à-dire chef de l'administration financière) du royaume de Valence, vint à Venise vers le début de février. Joan Ram avait représenté l'Espagne à Naples à la fin de 1494 (Zurita, Anales de la Corona de Aragon, Heynando el Catolico, t. I, fol. 48 et 52; Sanudo, La spedizione di Carlo VIII, p. 198).

2. Sanudo, La spedizione di Carlo VIII, p. 252 et suiv. — Gui Trivulce, évêque de Côme, et Francesco Bernardino Visconti arrivèrent à Venise le 4 mars.

3. Le 11 mars, Commynes était déjà très inquiet (Bernard de Mandrot, L'autorité historique de Philippe de Commynes, dans la Revue historique, t. LXXIV [1900], p. 14) ; mais les négociations furent retardées par les atermoiements du pape, qui envoya, au lieu de pouvoirs, des demandes en faveur du duc de Gandia. Venise parla alors de conclure sans Alexandre VI ; mais l'ambassadeur espagnol, qui avait ses raisons, refusa de traiter sans le pape.

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