‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 163 sur 429 · CHAPITRE XX] [LA SAINTE-LIGUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX] [LA SAINTE-LIGUE

[r.] Comment le sire d'Argenton fut adverty que le roy avoit gaigné Naples et les places d'environ, dont les Venissiens estoient desplaisants. — Voyant tout cela habandonné ? et le roy dedans Napples, m'envoyèrent querir et me dirent ces

a. Dans les éditions antérieures à celle de B. de Mandrot, le cha- Ditre s'arrête ici et les deux phrases qui suivent manquent. Nous suivons le texte de P. — b. Voyans les Venissiens tout cela habandonné éd. Dupont.

1. B. de Mandrot, au t. II de son édition, p. 221, n. 2, dit que Mendoza étant arrivé le 5 janvier et les Allemands le 15 février, ils n'étaient pas à Venise depuis quatre mois le 30 mars. L’estimation de Commynes est tout approximative, en effet ; mais il faut tenir compte qu’il était lui-même auprès de la Seigneurie depuis six mois.

2. Il y fut encore dans la journée du 30 mars, allant jusqu’à dire que Charles VIII était résolu à se retirer et à se contenter de son royaume, et que, par conséquent, aucune ligue n'était nécessaire. Nous étudierons les pourparlers de Venise en détail et à la lumière des documents d'archives dans l'ouvrage en préparation que nous avons déjà annoncé sur La politique espagnole dans la première guerre d'Italie.

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