Taddeo Vimercati. Cf. ci-dessus, p
2. Dans une lettre sans date, mais peu postérieure à la conclusion de la ligue, qu'il écrivit à Charles VIII (Me Dupont, aux Preuves de son édition, t. III, p. 410; Kervyn de Lettenhove, Lettres et négociations de Philippe de Commynes, t. II, p. 180), Commynes s'exprime ainsi : « Et depuis qu'ilz me signiffièrent ceste ligue, ne suis bougé de mon logeïs, pour la fièvre qui m’estoit prinse un jour devant, laquelle j’ay encores. » Sanudo (La spedizione di Carlo VIII, p. 285) voit dans cette indisposition une crise de bile. Ce ne fut même pas, vraisemblablement, une feinte. L’ambassadeur d’Espagne était malade également (Mlle Dupont, JZbid., P. 414).
3. C’est seulement le 15 avril que se place un incident, d’ailleurs peu sérieux, rapporté par Sanudo, La spedizione di Carlo VIII, p. 308. Des paroles malsonnantes prononcées à l'égard de Commynes par des prisonniers provoquèrent une plainte de l’ambassadeur et des mesures de réparation immédiates du doge.
4. Il n’y a pas contradiction (comme l’a cru B. de Mandrot, au t. II de son édition, p. 228, n. 2) entre ce récit de Commynes et le texte de sa lettre à Charles VIII cité un peu plus haut, n. 2. Notre auteur ne compte pas comme sortie « par la ville » cette promenade nocturne incognito qui n’a aucun caractère officiel.
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