‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 244 sur 429 · Cf. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus, p

7. Cette phrase peut avoir été ajoutée par l’auteur en relisant.

196 LA NUIT APRÈS LA BATAILLE (6 juillet 1495)

Estant en ce propos, la nuyt s’approuchoit® et ceste compaignée qui estoit devant nous se retira en leur champ” et nous de l’autre costé. Nous allasmes loger à ung quart de lieue de là où avoit esté la bataille ; et descendit le roy en une sense ou mestairie! pouvrement ediffñiée, mais il s’y° trouva nombre infini de bledz en gerbe, dont tout l’ost se sentit”. Aucunes autres maisonnètes y avoit auprès, qui peu servirent, car chascun logea comme il peült, sans faire nul quartier. Je sçay bien que je couchay en une vigne, bien empressé sur la terre, sans aultre avantaige et sans manteau ; car le roy avoit emprunté le myen le matin, et mes sommiers { estoient assez loing, et estoit trop tart pour les chercher. Qui eut de quoy fit collacion; mais bien peu en avoient, si ce n’estoit quelque loppin de pain pris au saing d’un varlet. Je veïz le roy en sa chambre, où il y avoit des gens bleciéz, comme le seneschal de Lyon et aultres qu'ilé faisoit habiller, etfaisoit bonne chère ; et se tenoit chascun à bon marchant, et n’estions point tant en gloire comme peu avant la bataille, et veyons les ennemis près de nous. Ceste nuyt firent noz Almans le guet tous, et leur donna le roy trois cens escuz ; et le firent bon et sonnoient bien leurs tabourins'.

a. s’approuché P ; s'approche éd. princeps et éd. Sauvage, à interbréter s’approché, pour s'approchoit ; s’approcha éd. Dupont ; s'approche éd. B.de Mandrot.—b.camp éd. Dupont.—c.siP.—4.quiP.

Elle n'indique pas nécessairement la date de rédaction de l’ensemble du chapitre. Cf. notre Introduction, au t. I, p. xv.

1. Cette cense ou métairie se trouvait à Felegara ou aux environs de cette localité (Delaborde, L'expédition de Charles VIII en Italie, p. 648).

2 C'est-à-dire : ce dont toute l’armée se ressentit (et profita).

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