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COMMYNES DISCUTE AVEC LES CHEFS ITALIENS (7 juill.) 199
roy, et ung myen serviteur et ung herault!. Et ainsi passay la rivière ; et me sembloit que, si je ne faisois riens, au moings je me acquittois® vers eulx qui estoient assembléz par mon moyen ?.
Et comme? je fuz arrivée, leur monstray comment ilz n’estoient point venus jusques en my-chemin, comme ilz avoient dict, et que pour le moings ilz vensissente jusques sur le bort de la rivière. Et me sembloit que, s’ilz estoient si près, qu'’ilz ne departiroient point sans parlamenter. Ilz me dirent que la rivière estoit trop large et couroit fort, par quoy ilz ne s’entenderoient/ point à parler ; et ne sceüz tant faire qu'’ilz vousissent venir plus loing? ; et me dirent que je feïsse quelque ouverture. Je n’avois nulle commission, et leur diz que, seul, ne leur diroye aultre chose, mais que, s’ilz vouloient riens ouvrir‘, que j'en feroye le rapport au roy.
Et, estant en ce propos, vint ung de noz heraultz qui me dist que ces seigneurs dessusdits s’en alloyent et que je ouvrisse ce que je vouldroye : ce que je ne vouluz point faire, car ilz sçavoient du vouloir du roy plus que moy, tant pour en estre plus prochains que pour avoir parlé à luy en l'oreille en nostre partement ; mais de son affaire present je en sçavois autant que eulx pour lors.
Le marquis de Manto me commença fort à parler de la bataille et me demanda si le roy l’eust faict tuer, s’il eust esté
a. acquitteroye éd. Dupont. — b. quant éd. Dupont. — c. arrivé près eulx éd. Dupont. — d. à éd. Dupont. — e. veinssent éd. Dupont. — f. s'entendoient éd. Dupont. — g. avant éd. Dupont. — h. Et nous estans éd. Dupont. — à. Mantoue éd. Dupont.
1. Sanudo, La spedizione di Carlo VIII, p. 487, confirme l’absence de Briçonnet, Piennes et Gié. — Sur Robertet, cf. ci-dessus, p. 177.