C'est-à-dire : s’en occupait, y prenait peine
6. Blanche de Montferrat, veuve depuis 1489 de Charles Ier, duc de Savoie, et mère du duc Charles-Jean-Amédée, né le 24 juin 1488. I1 mourut le 16 avril 1496 et Commynes écrit ce passage après cette date.
7. Briçonnet. — Commynes fait ici allusion sans doute à des tractations amorcées par lui avec Ludovic Sforza en vue du traité de Verceil. Kervyn de Lettenhove, Lettres et négociations de Philipbe de Commynes, t. II, p. 225, publie une lettre de Sforza à Giulio Cattanei (12 septembre 1495), faisant mention d’une offre de négociation venant du sire d’Argenton.
RETRAITE DE LA GARNISON DE NAPLES (octobre 1495) 215
rompit que je ne m'en empeschasse® point ; et vouloit que la praticque de madame de Savoye sortist son effect, que conduisoit son hoste le tresorier de Savoye!, homme saige et bon serviteur pour sa maistresse. Grant pièce trayna ceste matière ; et pour ceste cause fut envoyé le bailly de Dijon ? aux Suysses ambassadeur, pour en lever jusques à cinq mille.
[2. Capitulation du Château-Neuf de Naples.] — Peu avant
ay parlé comme l’armée fut faicte à Nice pour secourir les chasteaulx de Napples, ce qui ne se peült faire pour les raisons dessusdites*. Incontinent mons' de Monpencier et aultres gens de bien qui estoient dedans lesdits chasteaulx, voiant ledit inconveniant, prindrent parti et saillirent dudit chasteau ? et par l’armée de mer, qui lors estoit près desdits chasteaulx, et les laissèrent fournis en nombre suffisant pour les garder {, selon les vivres qui y estoient si estroictz que plus ne
a. meslasse éd. Dupont. — b. desdictz chasteaulx éd. Dupont.
1. Sebastiano-Ferrero di Gaglianico, ami de Ludovic Sforza. Sur ses menées à ce moment, cf. Gabotto, Lo stato sabaudo da Amedeo VIII ad Emanuele Filiberto (Turin, 1892), t. III, p. 4.
2. Antoine de Baissey. Sur sa mission à cette date (août 1495), cf. Rott, Histoire de la représentation diplomatique de la France auprès des cantons suisses, t. I, p. 85 et suiv.; Amiliche Sammlung der aelteren eidgenæssischen A bschiede, éd. Segesser, t. III, p. 484 et suiv. ; Th. de Liebenau, 1! duca d'Orleans e gli Svizzeri nell’ anno 1495, dans Archivio storico lombardo, 2° série, t. VI (1889), p. 607 et suiv.; Valerius Anshelm, Die Berner Chronik, éd. de la Société de l’histoire de Berne, 1884, t. II, p. 16 et suiv. Antoine de Baissey quitta Turin le 15 août. Ses lettres de créance, datées du 3 (Lettres de Charles VIII, éd. Pélicier, t. V, p. 18), furent confirmées le 18. Il rejoignit et appuya à Lucerne Jean-Jacques de Ferrari, juge d’Asti, envoyé par le duc d’Orléans et deux envoyés de Charles VIII déjà en Suisse, Benoît Adam, prévôt du Puy, et Jean des Serpens, seigneur de Citain. La réception faite à Berne aux envoyés, et spécialement à Baissey, fut extrêmement brillante.