Entendez : pourvus à suffisance pour pouvoir tenir
216 SITUATION DES FRANÇAIS A NAPLES (juillet-octobre 1495)
pouvoient®; et partit avecques deux mil et cinq cens personnes, et laissèrent pour chiefz Ognoas! et deux aultres gens de bien.
Et alla ledit seigneur de Monpencier, le prince de Salerne*, seneschal de Beaucaire, et autres qui y estoient, à Salerne*?. Et voullut dire le roy Ferrand qu'’ilz avoient rompu l’appoinctement et qu'il pouvoit faire mourir les ostaiges qu'ilz avoient bailléz poy de jours avant, qui estoient mons' d’Aleigre3 et ung appellé de la Marche, d’Ardannei, et ung seigneur de la Chappelle, d'Anjou, ung appellé Roquebertin, Catelan, et ung appellé Janly/6.
Et fault entendre que, envyron trois moys par avant, ledit roy Ferrande estoit entré dedans Napples par intelligence et mauvais ordre des nostres, qui estoient bien informés de tout et n’y sceürent mettre remède7. Je parleroys bien plus avant de ce propos, mais je n’en puys parler que par l'avoir oÿ dire aux principaulx, et ne tiens point voluntiers long procès? des choses où je n’ay point esté present. Mais, estant ainsi ledit roy Ferrand dedans la ville de Napples, la voix et* nouvelles y vint que le roy estoit mort à la bataille de Fornoues ;
a. que plus n’en povoient éd. princeps ; plus ne pouvoit éd. Lenglet ; plus n’en povoit éd. Dupont. — b. P ajoute nomméz et laisse en blanc les noms. — c. Tarante P. — d. qui là éd. Dupont. — e. Tarante P.— . Genly éd. Dupont. — g. propos éd. Dupont. — h. la voix et omis partout, sauf dans P, que suit B. de Mandrot.