Nous dirions : s’était rendu fort
5. Guillaume VIII, dont il a été question ci-dessus, n. 1, était l’aîné de ces deux enfants ; le cadet était Jean-Georges, qui fut marquis de Montferrat en 1530.
224 COMMYNES ENVOYÉ EN MISSION A CASALE (sept. 1495)
roy, pour ceulx qui les soubstenoient. Ledit seigneur me ordonna y aller pour accorder ceste question à la seüreté des enffens ! et au gré de la pluspart du pays, doubtant que le differant ne les“ fist appeller le duc de Millan ; et le service? de ceste maison nous estoit bien seant.
[3.] Et comment, après plusieurs deliberations, on entendit à faire paix pour sauver les assiegéz. — I1 me desplaisoit fort de partir que je ne meïsse en train ? de reprendre ceste paix ; et veoye® les maulx que vous ay dict et approucheri l’yver. Et doubtoye que ces prelatz ne fussent cause de ramener le roy à la bataille, qui estoit mal fourny s’il ne venoit force d’estrangiers, comme Suysses. Et encores s’ilz venoient si fort comme l’on disoit, et il y auroit* dangier pour le roy de se mettre en leurs mains ; et si estoient les ennemys fort puissans et logéz en lieu fort de situation et bien fortifféz.
Consideré ces choses, m’'adventuray de dire au roy qu'il me sembloit qu’il vouloit mettre sa personne et estat en grand hasard pour peu d’occasion. Il luy devoit souvenir qu'il avoit esté en grand peril à Fournoue # ; mais là avoit esté contrainct, et ycy n’y avoit nulle contraincte et ne devoit point laisser à prendre quelque honneste appoinctement pour ces parolles que l'on disoit qu'il ne devoit point commencer ‘ ; et que, s’il vouloit, je les feroye bien parler en sorte que l’honneur des deux costéz y seroit bien gardé. Il me respondit que je parlasse à mons' le cardinalÿ, ce que je feïz ; mais il6 me
a. leur éd. Dupont : même sens. — b. seigneur éd. Dupont. — c. et veü éd. Dupont. — d. approuchoit éd. Dupont. — e. il n’y avoit que éd. Dupont.