‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 283 sur 429 · Entendez : l’occasion · texte numérisé non relu

Entendez : l’occasion

3. Le comte Albertino Boschetto. Cf. Benedetti, Diaria de bello carolino, liv. II, fol. 51-52; Jacques d’Atri, Chronique du marquis de Mantoue, éd. C. Visconti, Archivio storico lombardo, 1879, p. 336.

4. Alphonse d’Este, fils aîné et héritier présomptif du duc Hercule, était au service de la ligue, et le frère cadet d’Alphonse, Ferrante d’Este, servait du côté opposé.

230 ENVOI A VERCEIL D'UN ÉMISSAIRE ITALIEN (sept. 1495)

s’adroissa au prince d'Oranges, ainsi qu’il avoit esté conclud entre ce maistre d’hostel dont j’ay parlé et moy!, disant avoir commission du marquis de Manto* et des providateurs et autres cappitaines estantz en leur ost? de demander saulconduit pour ledit marquis et aultres, jusques‘ cinquante chevaulx, à se trouver à parler avecques telz personnaiges qu’il plairoit au roy ordonner; et ceulx-là congnoissoient bien que c’estoit raison qu'’ilz vinssent devers le roy ou les siens les premiers et aussi qu’ilz luy vouloient bien faire cest honneur. Et puis demanda congié de parler au roy à part, ce qu'il: fit.

En’ à part? conseilla de n’en faire riens, disant que cest ost là estoit en grant paour et que brief deslogeroit ; et par ces parolles secrètes? monstroit vouloir rompre cest accord et non point le faire ny aider, combien que" sa charge publicque fut telle que avez ouy. Et fut present à ces parolles secrètesi ledit messire Jehan Jacques de Trevolse, grant ennemy du duc de Millan, et voluntiers eust rompu ladite paix ; et surtout le maistre dudit messire Albertin, duc“ de Ferrare, y desiroit la guerre pour la grant inimitié qu’il avoit aux Veniciens, à cause des terres qu’ilz tiennent! de luy, comme le Polesan et aultres* ; et estoit venu en l’ost dessusdit vers le duc” de Millan, qui avoit sa fille pour femme.

a. Mantoue éd. Dupont. — b. ostz P, que suit B. de Mandrot. — c. jusques à éd. Dupont. — d. et [que] éd. B. de Mandrot : la correction est inutile, eu égard au style de Commynes. — e. qui P.—f. Et éd. Dupont. — g. secrètes n'est que dans P, suivi par B. de Mandrot. — h. si P.— :. secrètes omis partout, sauf dans P, que suit B. de Mandrot. — j. dudit conte éd. Dupont. — k. le duc éd. Dupont. — I. de plusieurs terres qu’ilz tenoient éd. Dupont. — m. en l’ost du dessusdict duc éd. Dupont.

1. Même mention dans Jacques d’Atri, loc. cit. ci-dessus, p. 229, n.3. Cet auteur attribue à Commynes l’idée d’utiliser ce subterfuge : Boschetto demanda le sauf-conduit pour visiter son fils malade dans le quartier de Jean-Jacques Trivulce, au camp français.

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