Cf. ci-dessus, p
DÉLIVRANCE DE LA GARNISON DE NOVARE (26 sept. 1495) 237
ne vouldroit® alleguer le siège de Jherusalem!. Et si Dieu les eust faictz si saiges que de vouloir mettre les bledz dedans, qui estoient à l’envyron de? ladite ville quant premier: ilz la prindrent?, ilz ne fussent jamais venuz en cest inconveniant, et se fussent leurs ennemys levéz en‘ leur grant honte.
Trois jours ou quatre jours* après le partement dudit duc d’Orleans dudit Novarre3 fut accordé des deux coustés que tous les gens de guerre pourroient saillir ; et furent ordonnéz le marquis de Manto/ et messire Galeace de Sainct-Severin, chiefz de l’armée tant de Veniciens que dudit duc de Millan, pour les conduyre en seüreté, ce qu'’ilz firent ; et demoura la place en la main de ceulx de la ville, qui firent serment de n’y mettre ny Françoys n’Ytalians?, jusques le traictié fust conclud. Et demourèrent trente hommes au chasteau, ausquelz le duc de Millan laissoit avoir vivres pour leur argent, ce qu'ili leur en failloit pour chascun jour seullement.
Et ne croiroit jamais nul qui ne l’auroit veü /la pouvreté des personnes qui en sailloient5. Bien poy “ chevaulx en saillit, car
a. de faim, je n’y vouldroye éd. Dupont. — b. de omis dans l’éd. Dupont. — c. quant au premier éd. Dupont. — d. à éd. Dupont. — e. jours omis dans l’éd. Dupont. — j. Mantoue éd. Dupont. — g. ni Ytalians éd. Dupont : même sens. — h. à qui éd. Dupont. — i. qui P. — j. sans l'avoir veüe éd. Sauvage et éd. Lenglet ; qui ne l’eust veüe éd. Dupont. — k. peu de éd. Dupont.
1. Ce rappel du siège de Jérusalem sous Titus, en 70 après Jésus- Christ, peut se rapprocher des réminiscences de Tite-Live déjà relevées ci-dessus, p. 114. Il est toutefois impossible de dire si notre auteur en a eu connaissance par une source traduite en français ou par des ouvrages de seconde main.