‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 291 sur 429 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p

3. Cf. ci-dessus, p. 236, n. 1. Les conventions et précautions que va énoncer Commynes sont nécessaires, parce que la délivrance du duc a été accordée avant la signature définitive du traité de Verceil.

4. Entendez : que le duc de Milan autorisait à s'acheter des vivres.

5. Les impressions de Commynes sont confirmées par le texte de Jacques d’Atri, Chronique du marquis de Mantoue, éd. citée, P- 347-348.

Commynes, III. 16

238 LES SURVIVANTS DE NOVARE (26 septembre 1495)

tout estoit mangé et n’y avoit point six cens hommes qui se feüssent sceü* deffendre, combien qu’il” en saillit bien cinq mil cinq cens. Largement en demouroit par les chemins, à qui les ennemis propres: faisoient de l’aide. Je sçay que j'en saulvay bien cinquante pour ung escu, auprès du petit chasteau que les ennemys tenoient appellé Cammarian!, qui estoient couchés en ung jardrin, à qui on donna de la souppe, et n’en mourut que ung; sur le chemin en mourut envyron quatre, car il y avoit dix millec de Novarre à Verseil, où ilz alloient. Le roy usa de quelque charité vers ceulx qui arrivèrent audit Verseil et ordonna huyt cens frans pour les departir en aulmosnes et aussi de leurs paiemens des gaiges/ ; et furent paiéz les mors et les vifz ; et aussi des Suysses, dont il estoit bien mort quatre cens ; mais, quelque bien qu’on leur sceüst faire, il mourut bien trois cens hommes audit Verseil, les ungs par trop manger, les aultres par maladie, et largement sur les fumiers de la ville.

Et envyron ce temps, que tout fut dehors, excepté trente hommes qu’on avoit laissé au chasteau (dont chascun jour en failloit” quelzque ung), arrivèrent les Suysses?, le nombre de huyt ou dix mille hommes, en nostre ost, où jà en avoit quelque deux mil qui avoient servy le voyage de Naples. Les aultres demourèrent auprès de Verseil envyron à dix mil”; et ne fut point conseillé le roy de laisser joindre ces deux bandes, où ilz estoient bien vingt deux mille ; et croy que jamais ne

a. peü éd. Dupont. — b. qui P.— c. propre P. — d. et à éd. Dupont. — e. mils éd. Dupont. — f. et aussi des paiements de leurs gaiges éd. Dupont. — g. sailloit éd. Dupont. — h. mils éd. Dupont. — 1. ilz omis dans l’éd. Dupont.

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