ÉPREUVES SUBIES PAR LES SUISSES
puis envoyéz par ledit roy Ferrande ; et mesmes y mourut mons! de Monpencier!, aulcuns dient® de poison, aulcuns dientt de fièvres, ce que je croy myeulx. Et ne croy point que de tout ce nombre revint jamais quinze cens personnes, car des Suysses, qui estoient bien treize cens, n’en revint point plus de trois cens cinquante, et tous malades. Lesquelz doyvent estre louéz de loyaulté. car jamais ne vollurent prendre le parti dudit roy Ferrande et avant endurerd la mort, comme plusieurs firent audit lieu de Pruce?, tant de la challeur et maladie comme de fain, car on les tint en leurs® navires par long temps à si grant extremité de vivres qu'il/ n’est de croire. Je veïz revenir ceulx qui en revindrent, et par especial lesdits Suysses, qui rapportèrent toutes leurs enseignes ; et monstroient bien à leurs visaiges qu’ilz avoient beaucop souffert, et tous estoient malades ; et, quant ilz partirent des? navyres pour ung poy prendre l'air, on leur haulsoit les pieds#3.
Lei seigneur Virgille s'en pouvoit aller en ses terres par ledict appoinctement, et son filz', et tous les Ytaliens qui servoient le roy, toutesfois ils le retindrent et son dit filz legittime, car il n’en avoit que ung (bien avoit ung bastard
a. disans éd. Dupont. — b. disans éd. Dupont. — c. et [vollurent] avant éd. B. de Mandrot : nous maintenons la leçon de P, qui sousentend le verbe déjà exprimé ; et eussent avant éd. Dupont. — d. enduré éd. Dupont. — e. ces éd. Dupont. — f. qui P. — g. de P. — h. Leçon commune à toutes les éditions (sauf la graphie : haussoit), mais P, qui la portait d'abord, l’a corrigée en on leur hachoït en pièces, ce qui n'offre aucun sens plausible. — i. Ledict éd. Dupont.
1. I1 mourut à Baïes, le 9 novembre 1496. Il fut enterré à Pouzzole, dans l’église Saint-François. Le marquis de Mantoue annonça la nouvelle à Charles VIII (Lettres de Charles VIII, éd. Pélicier, t. V, p. 109).