Entendez : des personnages tels que de grands rois
4. En réalité, il s'agit du troisième voyage de Clérieu. L’'Espagnol qu’il amena fut sans doute le conseiller Martin Hernandez de Angulo, cité par Zurita, Anales de la Corona de Aragon, Hernando el Catolico, t. I, fol. 137, à moins qu'il ne s’agisse de Miguel-Juan Gralla ou d’Antonio Agustin, nommés par Vitrian, Las memorias de Felipe de Comines, t. II, p. 451.
5. Cette indication montre que Commynes fut, à ce moment, très au courant de la politique franco-espagnole. Il fut même question un moment d'envoyer Commynes en Espagne, avec, pour col-
CONFÉRENCES D’ALCALA (novembre 1497) 29I
sieurs sembla que ce n’estoit que abuz et qu’il failloit là envoyer quelqu'un bien entendu et qui joignit ceste practique de plus près. Par quoy fut joint avecques les premiers le seigneur du Bouchaige!, homme bien saige et qui avoit eu grand credit avecques le roy Loys et encores a de present avecques le roy Charles, filz dudit feu roy Loys2.
L’ambaxadeur que ledit de Clerieux avoit amené ne voulut jamais confermer ce que ledit de Clerieux disoit ; mais disoit qu’il creoit que ledit de Clerieux ne le dissist® pas si ses seigneurs ne luy eussent dit, qui confirmoit l’abuzion ; ne nulne pouvoit croire que le roy de Castille y vint en personne ne qu’il voulsist ou peült? autant dependre que le roy.
Venu que fut: ledit seigneur du Bouchaige, de Clerieux et Miquiel? de Grammont et aultres devers* lesdits roy et royne de Castille, les’ firent loger en ung lieu® où nul ne communiquoit avecques eulx, et avoient gens qui s’en prenoient garde1; et lesdits roy et royne parlèrent avecques eulx par
a. dissoit P. Nous adoptons la correction de B. de Mandrot. — d. peust éd. B. de Mandrot, dont la correction n'a rien d'indispensable ; ou luy pleüst éd. princeps ; ou y peust éd. Dupont. — c. Venufs] que furfen]t éd. B. de Mandrot. Le style de Commynes permet de laisser le singulier. — d. Après que ledit seigneur du Bouchage, de Clerieux et Michel éd. Dupont. — e. furent venuz devers éd. Dupont. — f. ilz les éd. Dupont. — g. en lieu P, que suit B. de Mandrot.
lègue, l’évêque d'Albi (Milan, Archives d’État, Potenze Estere, Spagna, lettre de Litta au duc de Milan, Medina-del-Campo, 4 juin 1497).
1. Imbert de Batarnay, seigneur du Bouchage, fut donc adjoint à Clérieu lors de son quatrième voyage en Espagne .(octobrenovembre 1497). Jean Guérin, Gramont et Étienne Petit faisaient partie de la mission, qui fut reçue à Alcala-de-Henarès (Zurita, loc. cit., fol. 132 v° et suiv. ; Sanudo, Diarii, éd. citée, t. I, col. 809).
2. On voit que ce passage est encore rédigé du vivant de Charles VIII.