MENÉES D'ÉTIENNE DE VESC
seur!), eut estat bon du roy? et cent lances de charge et luy fut baïllé trente six mil livres l’an pour quatre années, pendant lequel temps se congnoistroit du droit de ladite conté®. Et estoie { à ceste deliberation et conclusion, car j’estoie de ce conseil, qui avoit esté lors creé tant par les prouches parens du roy que par les trois Estatz du royaulmeÿ.
Estienne de Vers, dont j'ay parlé, qui jà avoit acquis quelque chose en Prouvence et avoit en sa fantasie6 ce faict de Napples, fit dire par le roy, ainsi jeune comme il # estoit lors — sa seur duchesse de Bourbon? presente — à monsr de Comminges8, du Lau? (car ces deux estoient aussi du conseil) et moy que nous tensissons® la main que il ne perdist point ceste conté de Prouvence. Et fut avant l’appoinctement dont j'ay parléæ 10.
a.sa omis par éd. Dupont. — b. ainsi jeune qu'il éd. Dupont. — c. tinssions éd. Dupont. — d. P reporte ici la parenthèse de la Dhrase précédente sous cette forme : car ces deux estoient dudit conseil. Nous avons suivi l'édition Dupont, plus satisfaisante que celle de B. de Mandrot, qui reproduit P.
1. Marguerite d'Anjou, sœur de René de Lorraine, qui, en 1488, épousa le duc René d'Alençon.
2. La nomination de René de Lorraine comme grand chambellan, à laquelle il est fait ici allusion, est du 7 août 1486 (A. de Boislisle, Notice sur Étienne de Vesc, p. 23).