Sur le sens du mot, cf. ci-dessus, p. 79, n
NÉGOCIATIONS EN VUE DE LA Paix (octobre 1465) 85
[CHAPITRE XIV
COMMENT L’APPOINCTEMENT FUT FAICT ENTRE LE ROY ET LES SEIGNEURS, QUI FUT APPELLÉ LE TRAICTIÉ DE CONFLANS®
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Finablement toutes choses furent accordées! et le lendemain fist le conte de Charroloys une grand monstre? pour sçavoir quelz gens il avoit et ce qu’il povoit avoir perdu. Et sans dire gare, y revint le roy avecques trente ou quarante chevaulx, et alla veoir toutes les compaignies l’une après l’autre, sauf celle de ce mareschal de Bourgongne, lequel n’aymoit pas le roy, à cause que despièça# en Lorrayne que ledict seigneur luy avoit donné Espinali et puis osté pour la donner au duc Jehan de Calabre, dont grant dommaige en avoit eu ledict mareschal.
7 Peu à peu reconcilioyt le roy avecques luy les bons et;
notables chevaliers qui avoient servy le roy son père, lesquelz il avoit desappointéz® à son advènement à la couronne, et que, pour ceste cause, s’estoyent trouvéz à ceste assemblée; et congnoissoit ledict seigneur son erreur. Il fut dit }
que le lendemain le roy se trouveroit au chasteau du boys ? CL’
de Vincennes et tous les seigneurs qui avoyent à luy faire hommaige, et pour seürté de tous baïlleroit le roy le chasteau au conte de Charroloys.
a. Titre en rouge dans D. Suit la miniature n° 4. Voir notre Introduction, p. xx. — b. Les mots du boys omis dans D. Nous restituons d’après les autres manuscrits, d'autant plus volontiers que l'expression est correcte et revient un peu plus bas.
1. C'est-à-dire : réglées d'accord. — Sur le traité, voir H. Stein, Charles de France, p. 123 et suiv.