C’est-à-dire : révoqués
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86 TRAITÉS DE CONFLANS ET SAINT-MAUR (29 OCt. 1465)
Lendemain se y trouva le roy et tous les® princes sans en faillir ung, et estoit le portal det la porte bien garny° des gens dudict conte de Charroloys en armes. Là fut le lieu“ où se feïst le traicté de la paix. Monseigneur Charles fist hommaïige! au roy de la duché de Normandie, le conte de Charroloys des terres de Picardye dont il a esté parlé, et autres qui en avoyent affaire, et le conte de Sainct Pol fist te serment de son office de connestable. Il n’y eut jamais si
ue nopces qu’il n’en y eust de mal disnéz?. Les ungs feirent ce qu’ilz voulurent, les autres n’eurent riens. Des® moyens et bons personnages’ en tyra le roy. Toutesfois la plus grant part demeurèrent avec le duc nouveau de Normandie et avec le duc de Bretaigne, qui allèrent à Rouen prendre leur possession.
” Au partir du chasteau dudict boys de Vincennes prindrent tous congié lung de l’autre et se retira chascun à son logis ; et furent faictes toutes lectres et pardons et toutes autres choses necessaires servans au faict de la paix$. Et tout en ung jour partirent le duc de Normandie et le duc de Bretaigne pour eulx® retirer en sondict pays de Bretaigne et le conte de Charroloys pour retirer en Flandres. Et comme ledict conte fut en train, le roy vint à luy et le conduysit
a. À ajoute le mot autres. — b. et P. — c. garnie P.— d. Leçon commune à tous les manuscrits, sauf P, qui porte leu pour le lieu, avec omission de où se feïst, en sorte que le sens est tout autre. — e. les P. — f. P intercale une partie. — g. eulx omis par M.
1. Voir « Acte de l’hommage lige fait au roy Louis XI par le comte de Charolais de plusieurs villes qui luy avoient été cédées en Picardie et autres lieux » (31 octobre), dans Lenglet, édition de Commynes, t. II, p. 540.
2. Sorte de proverbe dont le sens est : il n’y eut jamais si bonne noce que quelqu'un n’ait mal dîné.
3. Traités de Conflans et de Saint-Maur (5 et 29 octobre 1465), dans le Recueil des ordonnances des rois de France, t. XVI, p- 378 et suiv.; Lenglet, preuves de l’édition de Commynes, t. II, p. 500 et suiv. La publication à Paris est mentionnée par Maupoint, Journal, éd. G. Fagniez, p. 89, et Jean de Roye, éd. B. de Mandrot, t. I, p. 139.
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