C'est-à-dire : on s’en tint à cette opinion
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BATAILLE DE BRUSTHEM (28 octobre 1467) 105
dist en l’oreille ung de la compaignie® : « Véez-vous bien cest homme? Combien qu’il soit bien vieil, si est-il de sa :
personne bien sain; mais je ozeroye mectre grant chose rè
qu’il ne sera point vif d’icy à ung an. Et le diz? pour ceste . terrible oppinion qu’il a dicte. » Et ainsi en advint, car il
ne vesquit guères; mais avant® servit bien son maistre{ |
pour ung jour en une bataille dont je parleray cy-après.
Retournant à nostre propoz, vous avez ouy comme, au partir de Louvain, ledit duc mist le siège devant Sainct Trondä et assortit son artillerie. Dedans la ville‘ estoient quelque troys mille Liégeoys et ung très bon chevalier qui les conduysoit!, et estoit celluy qui avoit traicté la paix quant nous trouvasmes au devant d’eulx en bataille en l’an precédent. Le troysiesme jour après que le siège y fut mys, les Liégeoys en très grant nombre, comme de trente mille personnes et plus?, que bons que mauvais) tous gens de pied, sauf environ cinq cens chevaulx, et &rand nombre d'artillerie, vindrent pour lever nostre siège. Sur l’heure de dix heures du matin se trouvèrent en ung villaige fort et cloz de marestz une partye, lequel s’appelloit Brustanÿ, à demye lieue de nous. En leur compaignie estoit François Raïller, baïlly de Lyon‘, lors embassadeur pour le roy vers lesdictz Liégeoys. L’alarme vint tost en nostre ost. Et fault dire vray qu’il avoit esté donné mauvais ordre d’avoir bons chevaucheurs aux champs, car on n’en fut adverty que par les fourrageux qui fuyoient.
a. Ung estant.. me dist en l'oreille : « Véez... » P. — b. et si le dit... Sous cette forme, la phrase devient une réflexion de l’auteur. — c. avant omis par À. — d. Sainctron P et D. — e. son
artillerie pour tirer dedans la ville, et P.