‹ Mémoires édités (volume 3)Chapitre 174 sur 315 · Sur ce mot, cf. ci-dessus, p. 82, n · texte numérisé non relu

Sur ce mot, cf. ci-dessus, p. 82, n

2. Réflexion déjà formulée. Cf. ci-dessus, p. 109. 3. C'est-à-dire : « il y avait cinq ans », ce qui n’est pas rigou-

122 L'ARMÉE ROYALE ENTRE EN BRETAGNE {juillet 1468)

Ces choses ainsi faictes, se retira ledict duc à Gand, où il y fut fait une entrée de grand despence. Et y entra en armes. Et luy feïrent ceulx de la ville une saillye aux champs, pour mectre hors ladicte ville ou dedans gens à son plaisir. Plusieurs embassadeurs du roy y vindrent et de luy allèrent au roy. Semblablement luy en venoit de Bretaigne et aussi y en envoyoit. Ainsi se passa cest yver. Et taschoit tousjours fort le roy de faire consentir ledict duc qu’il peüst faire à son plaisir de ce qui estoit en Bretaigne et faire audict duc aucuns partiz en rescompence. Cela ne se povoit accorder; dont il desplaisoit au roi, veü encores ce qui estoit advenu aux Liégeois ses alliéz.

[CHAPITRE V

COMMENT LE ROY FEÏT LA GUERRE EN BRETAIGNE AU DUC DE BRETAIGNE ET AU DUC DE NORMANDIE, SON FRÈRE, QUI S'ESTOIT RETIRÉ AUDICT PAYS DE BRETAIGNE, ET DE L'APPOINTEMENT QUI S'EN ENSUYVIT®.

/Finablement, dès que fut venu l’esté?, ne peüt le roy plus voir de pacience et entra en Bretaigne, ou ses gens pour uy, et print deux petitz chasteaux, l’ung appellé Chantossé1 t l’autre Anseniz?. Incontinent vindrent ces nouvelles auit duc de Bourgongne, qui fut fort sollicité et prié des ducz de Normandye et de Bretaigne. A toute dilligence fist son rmée et escripvit au roy, luy suppliant qu’il se voulsist

a. Titre en rouge dans D. Nous faisons commencer à ce titre le chapitre V et non à l'alinéa précédent, comme l'ont fait les éditeurs antérieurs. — b. et finalement, dès que l'esté fut venu P.

reusement exact, car c'est le 29 octobre 1461 que l’évêque Louis de Bourbon avait lancé l'interdit sur la cité de Liège et le 1°" mai 1462 que le pape Pie II avait confirmé sa sentence. Cf. Kurth, La cité de Liège au moyen âge, t. III, p. 179-180.

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