CHAPITRE XIII] [PRISE ET SAC DE LIÉGE
Le roy, pour soy oster de ces doubtes, une heure après qu’il se fut retiré en son logeïz et après ceste saillie dont ay° parlé, manda aucuns des prochains serviteurs dudict duc et qui s’estoient jà trouvéz au conseil et leur demanda de la conclusion. I1z luy dirent qu’ilz estoient jà° arrestéz de lendemain assaillir la4 ville en la forme et manière qu’il avoit esté conclud. Le roy leur fist de° grans doubtes et très saiges, et qui furent très agreables aux gens dudict duc, car chascun craignoit très fort cest assault pour le grant nombre de peuple qui estoit dedans et aussi pour la grande hardiesse qu’il / leur avoit veü faire n'avoit pas deux heures, et eussent esté très contens de actendre encores aucuns jours ou les recevoir à quelque composicion. Et vindrent devers ce? duc luy faire ce rapport, et” y estoie present, et luy dirent toutes les doubtes que le roy faisoit et les leurs; mais tout disoient venir du roy, craignant qu’il l’eust prins mal d’eulx.
A quoy respondit ledict duc que le roy faisoit pour les saulver, et le print à mauvais sens, et que la chose n’estoit pas doubteuse, veü que l’on n’y povoit faire nulle batterie / de la part de ceulx de dedans! et qu’il n’y avoit point de
a. de loyaument l’entretenir P.— b. est M et P.— c. Nous rétablissons d'après À le mot jà omis par plusieurs manuscrits, dont D. — d. la dite 4. — e. P intercale très. — f. qu’ilz P. — g. le P.— h. je ÀA.—i. tous P.— j. Ce membre de phrase est brouillé par P. Le « Vieil exemplaire » de Sauvage corrobore D, que nous suivons.