‹ Mémoires édités (volume 3)Chapitre 237 sur 315 · C'est-à-dire : et sans avoir vu Charles se déclarer · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : et sans avoir vu Charles se déclarer

2. Jamais, veut dire Commynes, un homme n’a bien fini quand il a voulu tenir par la terreur ou la sujétion soit son maître soit un grand prince, comme fit le connétable.

3. Entendez : son avoir. Le « vaillant » est tout ce qui a de la valeur.

ceste chose estoit deliberée entre eulx, car toutes semblables parolles ou plus espoventables encores manda le duc de Bretaigne après et laissa amener à monsr de Lescun cent

ommes d’armes bretons au service du roy. Ainsi concluez que ceste guerre se faisoit pour contraindre ledict duc à se consentir audict mariage et que l’on abusoit le roy de luy conseiller? entreprendre ceste guerre; aussi‘ que de ces intelligences que on luy disoit avoir au pays dudict duc n'estoit point vray, mais tout mensonge, ou peu s’en failloit.

Toutesfois tout ce voyaige fut servy le roy dudict connestable très bien et en grant hayne contre ledict duc, congnoissant que telle la avoit-il conceüe contre luy. Semblablement servit le duc de Guyenne en ceste guerre fort bien accompaigné!, et furent les choses fort perilleuses pour ledict duc de Bourgongne. Mais quant, dès le commancement que ce differant, dont j’ay parlé, commença, il eust voulu asseürer le mariaige de sa fille avec le duc de Guyenne, ledict duc de Guyenne, et connestable et plusieurs autres et leur sequelle? se fussent tournéz d’essiens3 contre le roy et essayé de faire devenir le roy bien foible, s’il leur eust esté possible. Mais quelque chose que sachent deliberer les hommes en telles matières, Dieu y conclud à son plaisir.

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