C'est-à-dire : ont été grands en même temps
4. Sur cette profession de foi, cf. notre Introduction, p. xv.
5. Le mariage de Charles le Téméraire et de Marguerite d’York, sœur d'Édouard IV, est du 3 juillet 1468 (Chastellain, Chronique,
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fier contre le roy : car, autrement, ne l'eust jamais faict, pour la grant amour qu’il portoit à la maison de Lenclastre, dont il estoit prochain parent à cause de sa mère, laquelle estoit fille de Portugal. Mais la mère d’elle estoit fille du duc de Lenclastre!; et autant qu’il aymoit parfaictement ceste maison, il hayoit celle d’Yort. Or, à l’heure de ce mariaige, celle de Lenclastre estoit du tout destruictet, et de celle d’Yort, l’on ne parloit plus?, car le roy Edouard estoit roy et duc d’Yort et estoite tout pacificque. Et, durant les guerres de ces deux maisons, y avoit eu en Angleterre sept ou huict grosses batailles et mort cruellement Lx ou quatre vingtz princes ou seigneurs de maisons royalles, comme j’ay cydevant dit en ces memoires?. Et ce qui n’estoit mort estoit fugitif en la maison dudict duc de Bourgongne, tous seigneurs jeunes, car leurs pères estoient mortz en Angleterre; et les avoit recueilliz le duc de Bourgongne en sa maison comme ses parentz de Lenclastre, avant le mariage : lesquelz j’ay veüzd en si grant pouvreté, avant que ledict duc eust congnoissance d’eulx, que ceulx qui demandent l’aumosne ne sont pas si pouvres; car j’ay veü un duc de Cestreÿ aller à
a. Même leçon partout; mais P a rayé ce mot pour corriger en estaincte, qui est impropre et inexact. — b. ne se parloit plus P. — c. Nous restituons d’après les autres manuscrits les mots et estoit, indispensables et oubliés par le scribe de D. — d. je veiz P.
liv. VII, 1°° partie, ch. xix, éd. Kervyn, t. V, p. 311; Basin, Hïistoriarum Ludovici XI, lib. Il, cap. xx1, éd. J. Quicherat, t. II, p- 188; Gairdner, The Paston letters, t. II, p. 317). Olivier de la Marche, dans ses Mémoires, liv. II, ch. 1x (éd. Beaune et d’Arbaumont, t. III, p. 101 et suiv.), s’appesantit beaucoup sur les fêtes des noces. Ce chroniqueur leur réserve la valeur de 100 pages sur les 150 que tient, dans l'édition citée, tout le règne de Charles le Téméraire. Le chapitre est ainsi intitulé : « S’ensuy le récit des nopces de Monseigneur de Bourgoingne et de Madame Marguerite d’Yorch, seur du roy d'Angleterre. » Rappelons qu’à l’occasion de ces noces Commynes combattit à Bruges (cf. notre Introduction, p. 1v, n. 5).