La flotte. Cf. l'espagnol armada
6. Entendez : peu lui importait, et il ne faisait que chasser.
7. Georges Neville, archevêque d’York, chancelier, et John Neville, marquis de Montagu.
ÉDOUARD IV DÉTRÔNÉ (septembre 1470) 201
gens se joignirent à luy et se trouva fort. Le roy Edouard, dès ce qu’il le sceüt, commença lors à penser à ses besongnes, qui estoit bien tard, et manda au duc de Bourgongne qu’il luy prioit qu’il eust tousjours son navire en la mer, affin que ledict conte ne peüt retourner en France, et de la terre il en cheviroit bien!. Ces parolles ne plurent guaires où elles furent dictes, car il sembloit qu’il eust myeulx vallu ne luy laisser point prendre terre en Angleterre que d’estre contrainct deé venir à une bataille.
Cinq ou six jours après la descente dudict conte de Warvic, il se trouva très puissant, logé à trois lieues du roy Edouard, lequel avoit encores plus largement gens, mais qu’ilz eussent esté touz bons2, et se attendoit combattre ledict conte. Le roy Edouard estoit logé en ung villaige fortiffé3 ou au moins en ung logeïs où l’on ne povoit entrer que par ung pont, comme luy propre m’a compté, dont bien luy print. Le demourant de ses gens estoient logéz en d’autres villaiges prochains. Comme il disnoit, on luy vint dire soudainement que le marquis‘ de Montagu, frère dudict conte, et quelques autres/ estoient montéz à cheval et avoient fait cryer à tous leurs gens : « Vive le roy Henry! »
De prime face, ne le creüt pas; mais incontinent y envoya plusieurs messaiges® et s’arma et mist des gens aux barrières de son logis pour le defendre. Il avoit là avec luy ung saige chevalier appellé monsr de Hastincquesÿ, grant chambellain d'Angleterre, le plus grant en auctorité avecques luy. Il avoit pour femme la sœur dudict conte de Warvicé.
a. là où P. — b. P supprime de. — c. descendue P. — d. bien logié P. — e. les marques D. — f. quelque autre P. — g. messaigers À.