‹ Mémoires édités (volume 3)Chapitre 264 sur 315 · Vere (Zélande · texte numérisé non relu

Vere (Zélande

2. Édouard quitte Middelburg le 10 mars avec trente-six voiles. Sur tous ces événements, on peut recourir au très clair exposé d'Oman, Warwick, p. 228 et suiv.

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ÉDOUARD IV A LONDRES [11 avril 1471) 213

deux costéz. Dès ce que le roy Edouard fut en terre, il tira droit à Londres, car il avoit plus de deux mil hommes tenans son party dedans les franchises, dont il y avoit trois ou quattre cens chevalliers et escuyers, qui luy fut grand faveur, car il ne descendoit pas à grans gens.

Dès ce que le conte de Warvic, lequel estoit au nords avec grande puissance, sentit ces nouvelles, il se hasta de tourner vers Londres, esperant y arriver le premier. Toutesfois luy sembloit-il bien que la ville tiendroit pour luy; mais autrement en advint, car le roy Edouard y fut receü le jeudy sainct?! à très grand joye de toute la ville, qui estoit contre l’oppinion de la pluspart des gens, car chascun le tenoit pour tout perdu?; et, s’ilz lui eussent fermé les portes, en son faict n’y avoit nul remède, veü que le conte de Warvic n'estoit que à une journée de luy. 1

Ad ce qui m'a esté compté, trois choses furent cause que, a ville se tourna d’essiens3. La première, les gens qu’il ! avoit ès franchises et la royne sa femme, qui avoit eu ung”. filz; la seconde, les grans debtes qu’il devoit en la ville, par® , quoy les marchans à qui il devoit tindrent pour luy; la, tierce, plusieurs femmes d’estat et riches bourgeoyses de la ville, dont autresfois il avoit eu grant privaulté et grandef accointance, luy gaingnèrent de‘leurs marys et de leurs pa-

entz.

I] ne sejourna que deux jours dedans la ville, car il partit la vigille de Pasques avecques ce qu'il peüt amasser et tira au devant du conte de Warvic, lequel il rencontra l’endemain au matin, qui fut au jour de Pasques. Et comme ilz

a. mord D.— b. P omet le mot sainct.— c. pour P.— d. P omet de.

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