Effectivement, la trêve de Compiègne nomme le duc de Bre
tagne.
“TRÊVES DE COMPIÈGNE (3 novembre 1472) 243
fois les avoit ledict duc de Bretaigne habandonnéz par lectre, mais que pourtant ne s’estoit point departy de leur compaignie et amytié. I1z tenoyent ledict duc de Bretaigne pour prince manyé par autre sens que par le sien, mais qu’il se revenoit tousjours à la fin à ce qui luy estoit plus necessaire. Et fut l’an L XXIII!.
[2.] Icy commencent les moyens et premières ouvertures faictes entre le roy et le duc de Bourgongne pour deffaire monsr de Sainct Pol, connestable de France. — En menant? ce traicté, l’on murmuroit® des deux costéz contre le conte de Sainct Pol, connestable de France; et l’avoit le roy prins en grant hayne et les plus prochains de luy semblablement. Le duc de Bourgongne le hayoit encores plus; et{avoit myeulx cause : car je suys informé à la verité des raisons des deux costéz?; et n’avoit point oublyé ledict duc que ledict connestable avoit esté occasion de la prinse d'Amyens et Sainct Quentin et luy sembloit qu’il estoit cause et vraye nourrice de ceste guerre qui estoit entre le roy et luy : car en temps de trèves, luy tenoit les meilleures parolles du monde, mais, dès que le debat commançoit, il luy estoit ennemy cappital. Et: l’avoit voulu contraindre à marier sa fille comme avez veü devanti. Encores y avoit une autre picque, car, durant que ledict duc estoit devant Amyens, ledict connestable feït une course en Haynault; et, entre les autres exploictz qu’il feït, il brusla ung chasteau nommé Seurei, qui estoit à ung chevallier appellé messire
a. Titre en rouge dans D. — b. mainant C. — c. murmuroit l’on P.— d. M ajoute en. — e. P donne ou (qu’il faudrait peutêtre lire on).