Voir ci-dessus, p
3. Commynes fait ici allusion au duel interminable des maisons d’Anjou et d'Aragon pour la possession du royaume des Deux- Siciles. En dernier lieu, Alphonse le Magnanime, roi d'Aragon, était resté maître de l'Italie méridionale. À sa mort, le 25 juin 1458, il avait laissé ses domaines hispaniques et l’île de Sicile à son frère, Jean II, et ses conquêtes italiennes à son bâtard Ferrand, que ne put détrôner, malgré un effort vigoureux, l’ardent Jean de Calabre, fils de René d'Anjou. A l'heure dont parle Commynes, les partisans de la faction angevine étaient donc bannis et leurs biens étaient confisqués. Voir, sur la situation du royaume napolitain à cette époque, Arm.-Ad. Messer, le Codice aragonese (Bibliothèque du XV® siècle, t. XVII), Paris, 1912, in-80.