Cf. ci-dessus, p
2. C'est-à-dire : 23,000 mercenaires. Ce chiffre coïncide, à peu de chose près, avec celui qui fut constaté lors de la revue passée le 9 mai dans la plaine de Saint-Sulpice, entre Lausanne et Morges : 20 à 22,000 hommes (cf. Gingins-la-Sarraz, Épisodes des guerres de Bourgogne, dans les Mémoires et documents publiés par la Société de l’histoire romande, t. VIII (1849), p. 267 et suiv.). Le scepticisme de Commynes est donc, en la circonstance, injustifié.
3. Cette seconde mission de Contay ne doit pas être confondue avec la première, qui suivit Granson. Cf. ci-dessus, p. 109, n. 3.
4. Ce chiffre n’est nullement exagéré. Cf. Ochsenbein, Die Urkun-
122 DÉSESPOIR DU TÉMÉRAIRE APRÈS MORAT (juin-juillet)
Ledit duc fuyt jusques en Bourgongne, bien desollé, comme raison estoit, et se tint en ung lieu appellé la Rivière!, où il rassembloit des gens ce qu'il povoit. Les Allemans ne chassèrent? que ce soir et puis se retirèrent sans marcher après luy.
[CHAPITRE IV
IcY PARLE DES CHOSES QUI ADVINDRENT APRÈS LA BATAILLE DE MORAT ET COMME LE DUC DE BOURGONGNE SE SAISIT DE LA PERSONNE DE MADAME DE SAVOYE ET COMME LE ROY SON FRÈRE L’EN DELIVRA.
Ceste adventure desespera fort? ledit duc# et luy sembla bien que tous ses amys l’abandonneroient‘, aux enseignes qu’il avoit veües de sa première perte de Granson, dont il n’y
a. Titre en rouge dans D. — b. bien M. — c. l’abandonnoient dans les manuscrits autres que D.
den der Belagerung und Schlacht von Murten (Fribourg, 1876, in-40), p. 315 et suiv.
1. La Rivière, canton de Mouthe, arr. de Pontarlier (Doubs). Charles le Téméraire date de cette localité, le 21 juillet, une lettre aux magistrats de Dijon témoignant de son impatience de prendre des mesures pour faire face à la situation (J. Garnier, Correspondance de la mairie de Dijon, t. I, p. 189).