‹ Mémoires éditésChapitre 166 sur 379 · Entendez : fêtés et reçus · texte numérisé non relu

Entendez : fêtés et reçus

7. C'est-à-dire : c'était ce qui l’engageait surtout dans ses guerres.

à ces anciens princes dont il a tant esté parlé après leur mort : hardy autant que homme qui ayt regné de son temps.

Or sont finyes® toutes ses pensées, et le tout tourné à son prejudice et honte ; car ceulx qui gaignent en ont tousjours l'honneur. Je ne sçauroye dire vers qui Nostre Seigneur s’est monstré plus courroucé : envers? luy, qui mourut soudainement en ce champ, sans guères languir, ou vers ses subjectz, qui oncques puis! n’eurent bien ne repoz, mais continuelle guerre et contre laquelle ilz n’estoient suffisans de resister, ou troubléz: les ungs contre les autres et en guerre cruelle et mortelle? Qui? encores leur a esté plus forte à porter, ceulx 4 qui les deffendoient estoient gens estranges, qui naguères avoient esté leurs ennemys : c’estoient: les Allemans?.

Et, en effect, depuis ladicte mort, n’y eut jamais homme qui bien leur voulsist, de quelques gens qu'ilz se soyent aydéz, et a semblé’, à veoir leurs œuvres, qu'ilz eussent les sens aussi troubléz comme leur prince. Car, peu avant sa mort, tout conseil bon et seür ilz ont dejecté et serché toutes voyes qui leur estoient nuysibles. Et sont en chemin que ce trouble ne leur fauldra de grant pièce ‘ ou au moins la craincte de y recheoir.

Je seroye assez de l’oppinion de quelque autre que j’ay veü 5 : c’est que Dieu donne le prince selon qu'il veult pugnir

a. finées M. — b. ou vers M.— c. troubler 4. — d. Nous ponctuons comme B. de Mandrot. En rattachant la proposition qui. à la phrase précédente et en mettant un point après porter, les éditeurs antérieurs ont obtenu un texte inintelligible. — e. et c'es- ‘toient P. — f. et semble P.

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