C'est-à-dire : s’ils n’ouvraient point
tired by GO gle SRNERSTES DE MIS ONEIN
COMMYNES EN ARTOIS (janvier 1477) 165
de vraye ligne, à cause de la contesse Marguerite de Flandres, qui estoit contesse de Flandres, d’Arthois, de Bourgongne, de Nevers et de Rethel, laquelle fut mariée au duc Philippe de Bourgongne le premier, lequel fut filz du roy Jehan et frère mesmes du roi Charles Vmeb, et supplioient au roy qu'il luy pleüt entretenir la trève qui estoit entre luy et le feu duc Charles.
Noz parolles ne furent pas° trop grandes ?, car nous entendions bien de avoir ceste responce à, mais la principalle occasion de mon allée ausdictz lieux estoit pour parler à aucuns particuliers de ceulx qui estoient là et pour les convertir pour le roy. J'en parlay 4 à aucuns, qui tost après furent bons serviteurs du roy.
Nous trouvasmes ce pays bien espoventé, et non sans cause : car je croy que en huyct jours ilz n’eussent sceü finer huyct hommes d'armes; ne‘ d’autres gens de guerres ÿ n’en y avoit en tous ces pays là que environ quinze cens/ hommes, tant de pied que de cheval, qui estoient vers Namur et en Haynault et estoient eschappéz? de la bataille où estoit mort le duc de Bourgongne.
Leurs anciens termes ef façons de parler” estoient bien changéz, car ilz parloient bien bas et en grant humilité : non pas que je vueille dire que, le temps passé, eussent plus
a. de omis par D. — b.le quint P. — c. pas omis par M. — d. en parla B; on parla P et M. — e. ny P. — f. milet cinq cens À ei B; huyt mil P. — g. tous eschappéz P. — h. de parler omis par D.— i. que je les vueille charger que P et M.
1. Philippe le Hardi, premier duc de la maison de Valois, avait épousé l’héritière de la Flandre et des comtés cités par Commynes, Marguerite, fille de Louis de Male. Cf. ci-dessus, p. 93.