C’est-à-dire : des hommes d'armes étrangers au pays
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166 JOIE DE LOUIS XI DÉLIVRÉ DU TÉMÉRAIRE (janv. 1477)
arrogamment parlé qu'ilz ne deüssent, mais est vray que du temps que je y estoye ilz se sentoient si fors qu'ilz ne parloient point au roy ny du roy en telle reverence qu'ilz ont faict depuis. Et si les gens estoient tousjours bien saiges, ilz seroient si moderéz en leur parolles, durant le temps de prosperité, qu'ilz ne devroyent point avoir cause de changer leur langaige en temps d’adversité.
Je retournay vers mons' l’admiral faire mon messaige”, et là trouvay nouvelles que le roy venoit!, lequel s’estoit mis à chemin tost après et avoit faict escrire plusieurs lettres, tant en son nom que de ses serviteurs, pour faire venir gens devers luy et par le moyen desquelz il esperoit reduyre ces seigneuries, dont j’ay parlé, en son obeissance.
(CHAPITRE XII
[DES FAUTES COMMISES PAR Louis XI A PROPOS DE LA SUCCESSION DE BOURGOGNE]
La joye lui fut très grande de se veoir au dessus de tous ceulx qu’il hayoïit et de ses ennemys?. Des ungs estoit vengé, comme du connestable de France?, du duc de Nemours à et de‘ plusieurs autres ; le duc de Guyenne, son frère, estoit mort, dont il avoit la succession ! ; toute la maison d’Anjou estoit morte, comme le roy René de Cecile, les ducs Jehan et
a. rapport partout ailleurs qu'en D. — b. principaulx ennemys M. — c. de omis par P et M.
1. Louis XI passa par la Beauce, Paris, Notre-Dame-de-la-Victoire, près Senlis, où on le voit le 29 janvier, et Noyon, où il est le 30.