Entendez : du fait que
EXÉCUTIONS A ARRAS (mai 1477) 189
dont eut partye de la coulpe le seigneur du Lude. Et feït le roy mourir plusieurs bourgeoys et autres“ beaucoup gens de bien?!. Ledict seigneur du Lude et maistre Guillaume Cerisay ? y eurent grant prouffit, car ledict du Lude3 m'a dit par ce temps qu’il y avoit gaigné vingt mil escuz et deux pannes À de martre. Et feïrent ceulx de la ville ung prest de soixante mil escuz, qui estoit beaucoup trop pour eulx. Toutesfois je croy que depuis ilz furent renduz, car ceulx de Cambray en prestèrent quarante mille, qui depuis, pour certain, leur ont esté‘ renduz. Par“ quoy je croy que aussi * furent les autres.
a. d’autres M. — b.et beaucoup de gens de bien M ; beaucoup de biens prins P. — c. leur furent P ; ilz furent M.— d. pour P. — e. si P.
1. On lit à ce sujet dans les interpolations de la « Chronique scandaleuse » (Jean de Roye, éd. B. de Mandrot, t. II, p. 365) : « Auquel lieu d'Arras maistre Antithus, nommé maistre Denis Cousin, fist une merveilleuse et grande execution d’aucunes gens, ès festes de Penthecoustes, qui se vouloient mettre devant ledit siège dedans laditte place, et y eut des testes tranchées ung grant et pitcable nombre. »
2. Guillaume de Cerisay, cité ici à côté de Jean de Daillon, sieur du Lude, avait été l’un des négociateurs du mariage de Commynes, qu’il cautionna pour la cession de certains droits. Cf. Lettres de Louis XI, éd. Vaesen, t. IV, p. 222.
3. Jean Daillon épargnait ceux qui le payaient. C’est du moins ce qu’ajoute 1 Interpolation de la « Chronique scandaleuse » de Jean de Roye, citée ci-dessus, n. 1 : « Et me fut dict que ceulx qui povoient payer six escuz au gouverneur de Daulphiné, nommé Jehan Daillon, rechappoient » ; et c’est également ce que confirme Molinet, Chroniques, éd. Buchon, t. II, p. 25 : « Ceux qui avoient puissance de payer ranchon furent respités et les aultres decapités sur un blocq d’une doloire, cent et cinquante pour un jour. »