‹ Mémoires éditésChapitre 236 sur 379 · C'est-à-dire le droit de porter les armoiries royales · texte numérisé non relu

C'est-à-dire le droit de porter les armoiries royales

2. Henri, duc de Buckingham. Son complot en faveur du comte de Richmond, Henri Tudor, ayant été découvert, il fut pris et mis à mort (octobre 1483).

3. Henri Tudor, comte de Richmond. Sa mère, Marguerite, fille du duc de Somerset, Jean Beaufort, était arrière-petite-fille de Jean de Gand, lui-même troisième fils d'Édouard III. C’est de ce chef que Tudor éleva des prétentions à la couronne.

4. Jasper, comte de Pembroke, duc de Bedford. Il épousa la veuve du duc de Buckingham, Catherine Woodville, dès novembre

tois pour lors devers « ledit duc !, quant ilz furent prins. Ledit duc les traicta doulcement pour prisonniers, et, au trespas dudit roy Edouard, ledit duc luy baïlla largement gens et navyres et, avec l'intelligence du duc de Bouquinghan, qui pour icelle occasion mourut?, l’envoya pour descendre en Angleterre. Il eut grand tourmente? et vent contraire, et retourna à Dyeppe; et de là, par terre, retourna en Bretaigne.

Tourné qu’il fut en Bretaigne, il doubtoyt ennuyer le duc de despense, car il avoit quelque cinq cens Angloys, et si craignoit que ledit duc ne se racordast ‘ ‘ avec le roy Richard à son dommaige, et aussi on le practiquoit 45 : par* quoy s’en vint avec sa bande sans dire adieu audit duc.

Peu de temps après, on luy paya troys ou quatre mille hommes pour le passaige seullementf. Et fut baiïllé par le roy qui est à present à ceulx qui estoient avecques luy une bonne somme d'argent et quelques pièces d'artillerie. I1/ fut conduyct avec la navyre de Normandye descendre’ en Galles, dont il estoit. Le! roy Richard marcha au devant de luy, mais avec ledict conte de Richemont s’estoit joinct ung sei-

a.avecques P.— b. torment P.— c.accordast P.— d. P ajoute : de deça. — e. pour P. — f. qui P. — g. descendit P. — h. Ce P.

1. Sur le voyage de Commynes en Bretagne auquel il est fait ici allusion, cf., au t. I, notre Introduction, p. vi. La capture de Pembroke et de Tudor, son neveu, se place en 1471. Tous deux, jetés par une tempête sur les côtes bretonnes, furent retenus par le duc François II, qui favorisait Édouard IV.

2. Commynes veut dire que la trahison reprochée à Buckingham à cette occasion fut cause de son supplice (cf. ci-dessus, p. 233, n. 2).

3. Entendez : à son retour en Bretagne, il craignait de grever le duc de dépenses.

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