LOUIS XI CORROMPT L'ENTOURAGE D'ÉDOUARD IV
leur fust advenue telle adventure du temps dudict roy nostre maistre, car jamais il n'eust hazardé son royaulme jusques là que de mectre à pied toute la noblesse dudict royaulme pour les combattre comme l’on feït à Gincourt“!, et y eust bien procedé plus saigement s’il en? fust venu jusques là, comme avez peü veoir par la manière qu'il s’en despescha à la venue dudit roy Edouard d’Angleterre*.
Or sentoit bien le roy nostre maistre ledit roy d’Angleterre et ses prochains estre assez enclins ‘ à entretenir la paix et à prendre de ses biens. Par quoy4 payoit bien la pension de cinquante mille escuz qu’il rendoit audict roy d'Angleterre à Londres (eulx l’appelloyent tribut) ; à ses prochains serviteurs en payoit quelque seize mil, c’est assavoir : au chancellier # ; au maistre des roolles, qui pour ceste heure est chancellier‘; au grant chambellan le seigneur de Hastinguesÿ, homme de grand sens et vertu et de grand auctorité ; à messire Thomas de Montgommery: ; au seigneur de Havart, qui puis a esté avec ce mauvais roy Richard, duc de Norfle*; au grant escuyer/ maistre Cheyne? ; à maistre Chalangier” ;
a. Joincourt 4 ; Agincourt B. — b. si là P. — c. Ainsi ledit seigneur veoit bien qu'il failloit bien qu'il s’entremist avecques le roy d'Angleterre et avec ses prochains, lesquelz il sentoit enclin B. Même leçon dans P et M, sauf substitution de ledit roy d'Angleterre. — d. Pourquoy P. — e. Montgouneiz D. — f. P ajoute appellé. — g. Le nom a été laissé en blanc par le scribe de D. Chene P.