‹ Mémoires éditésChapitre 252 sur 379 · POLITIQUE PACIFIQUE D'ÉDOUARD IV · texte numérisé non relu

POLITIQUE PACIFIQUE D'ÉDOUARD IV

si madamoyselle de Bourgongne eust voulu entendre au mariage de monsr de Rivières, frère de la royne d’Angleterre , il l’eust secourue avec bon nombre de gens; mais c’estoit mariaige mal sortable, car c’estoit ung petit conte et elle la plus grand heritière qui fut de son temps.

Plusieurs marchéz ? se menoyent entre le roy et le roy d’Angleterre. Entre“ les autres ?, luy offroit le roy que, s’il se vouloit joindre avecques luy et venir en personne en ung quartier de pays de ladicte damoyselle et en prendre sa part, ledict seigneur consentoit que le roy d'Angleterre eust le pays de Flandres et qu'il le tint sans hommaige et3 le pays de Brabant ‘. Et luy offroit: le roy de conquerir à ses despens les quatre plus grosses villes de Brabant et les mectre en la possession du roy d'Angleterre et, davantaige, luy payer dix mil Angloys pour quatre moys, affin que plus ayséement il portast les mises de l’armée ; et luy prestoit{ grand nombre d'artillerie, gens et charroys pour la conduyre et pour s’en ayder et que ledit roy d'Angleterre feïst la conqueste du pays de Flandres, tandis que ledict seigneur les empescheroit ailleurs.

Le roy d'Angleterre respondit que ces villes de Flandres estoient fortes et grandes et ung pays mal aysé à garder quant

a. contre D, par distraction évidente du copiste, car la leçon n'offre ici aucun sens et la suite oblige à préférer la leçon, d'ailleurs unanime, des autres manuscrits. — b. et luy D. Il nous semble que et doit être supprimé. — c. offrit D. — d. luy prestoit l'on B ; luy prester P.

1. Antoine Woodville, comte Rivers et lord Scales, le plus souvent désigné dans les textes par ce dernier titre.

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