‹ Mémoires éditésChapitre 254 sur 379 · Entendez : aux frais de la France · texte numérisé non relu

Entendez : aux frais de la France

Cordes! s’y fut mys, qui plusieurs en emmena® avec luy. Les autres se tournoyent par necessité, pour ce qu'’ilz estoient situéz? ou demourans près des villes ou dedans celles qui estoient ja” en l’obeissance dudit seigneur, et aussi pour avoir de ses biens ; car nul autre prince n’en departoit si largement à ses serviteurs comme luy. Davantaige les troubles < croissent tous les jours en ces grosses villes, et par especial à Gand, qui esmouvoit4 tout, comme vous avez ouy.

Envyron de ladicte damoyselle estoit parlé de plusieurs mariages pour elle, disant ou qu'il luy failloit mary pour defendre le demourant de ce qu’elle avoit ou espouser monsr le daulphin, affin que tout luy demourast. Aucuns desiroyent fort ce mariage, et par especial elle, avant que ces lettres que avoyent portées le seigneur de Humbercourt et chancellier fussent baillées. Autres alleguoyent le jeune aage* dudict mons' le daulphin i, qui n’estoit que de neuf ans ou environ, disant estre ce mariage promys en Angleterre, et taschoient pour le filz du duc de Clèves ; autres pour le filz de l’'empereur Maximilian, de present roy des Rommainsÿ.

Ladicte damoyselle avoit conceü hayne contre le roy à cause de cesdictes lettres, qui luy sembloit avoir esté occasion de la mort de ces deux bons personnages dessus nomméz et de la honte qu’elle receüt/, quant publicquement luy furent

a. en mena et tyra P; en mena M. — b. Même leçon dans À et M que dans D, tandis que B remplace dedans par de et intercale dedans entre estoient et jà. La phrase est abrégée dans P, qui écrit simplement : qu'ilz estoient jà. — c. P ajoute : et bendes. — d. adouboit P.— e. la jeunesse P. — f. avoit receüe À.

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