‹ Mémoires éditésChapitre 255 sur 379 · C'est-à-dire : pour obtenir des biens de lui (du roi · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : pour obtenir des biens de lui (du roi

4. Charles VIII avait sept ans et non neuf à cette date (cf. cidessus, p. 247, n. 2) et Marie de Bourgogne en avait vingt, étant née le 13 février 1457.

5. Maximilien d'Autriche, fils de Frédéric III, plus tard empereur lui-même,

baïllées devant tant de gens comme avez ouy!, et aussy que cela avoit donné audace* aux Gantoys de luy avoir chassé tant de serviteurs et separé sa belle-mère et seigneur de Ravastin d’avecques elle et mys ses femmes en si grand craincte qu'elles ne eussent ozé ouvrir une lettre sans la monstrer à leur maistresse ny parler à leur maistresse bas ?.

Lors° elle commença à eslongner l’evesque du Liége, qui estoit filz de Bourbon, lequel# desiroit faire le mariage dudict mons' le daulphin, lequel eust esté bien propice et grand honneur pour ladicte damoiselle, n’eust esté la grand jeunesse dudict mons' le daulphin*. Toutesfois le regard dudict evesque n’estoit point jusque là. Si se retira au Liége et chascun s’en deporta?. Il eust esté bien difficille/ de le conduyre de tous les costéz, et croy que ceulx qui s’en fussent mesléz n’y eussent point eu grand honneur, et aussi chascun s’en teütÿ.

Après? se tint quelque conseil sur ceste matière, où se trouva madame de Hallebin{, première dame de ladicte

a. hardiesse P. — b. ny parler à leur maîtresse bas omis par D, yétabli par nous d'après les autres manuscrits. — c. Et ce P.— 4. qui P. — e. Le scribe de D a répété, par inadvertance, toute la fin de cette phrase, depuis lequel. — f. differant à P. — g. Et P.

1. Cf. ci-dessus, p. 198. Il est douteux cependant que seule cette déconvenue ait conduit Marie de Bourgogne à se déclarer contre le projet de mariage avec le dauphin et en faveur de Maximilien. Commynes, qui a toujours soutenu que la vraie voie à suivre pour Louis XI était de marier son fils à l’héritière du Téméraire, ne veut pas voir tous les obstacles qui rendaient difficilement réalisable une pareille union. Elle n’était pas conciliable, en tout cas, avec la mainmise des troupes françaises sur la Bourgogne et l’Artois.

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