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276 RÉPUGNANCE DE LOUIS XI POUR LA GUERRE (août 1479)
qu’il n’eust trouvé ame dedans, et autant à Arras. Il ne l’osa entreprendre : qui fut à son dommaige ; mais en tel cas on n'est pas tousjours adverty du plus necessaire, et aussi il avoit des crainctes de son costé. Je ne parle de ce propoz que par ouyr dire!, car je n’y estoie pas, mais pour continuer ma matière m'en a faillu dire quelque chose ?.
J'estoye avec le roy quant les nouvelles en vindrent, et en fut très dolent, car il n’avoit point accoustumé de perdre, mais estoit si heureux en tous ses affaires ”, tant qu’il sembloit que toutes choses allassent à son plaisir; mais aussi son sens aydoit‘ bien à luy faire venir cest heur, car il ne mectoit riens en hazard et ne vouloit pour riens les batailles : aussy 4 ceste-cy n’estoit point de son commandement. Il faisoit ses armées si grosses que il se trouvoit peu de gens pour les combattre‘ et bien garnyes d'artillerie myeulx que jamais roy de France, et aussy essayoit de soudainement prendre les places, et par especial celles qu’il sçavoit mal fournyes. Et quant il les avoit il y metoit tant de gens et d’artillerie, que c’estoit chose impossible de les reprendre’ sur
a.arme P ; même sens, cf. ci-dessus, p. 27.3, note b.— b. faictz P. — c. y aydoient P. — 4. et P. — e. que s’il trouvoit peu de gens il les povoit combattre D. Nous substituons la leçon de M, voisine de celle de P, et qui nous paraît seule avoir ici un sens tout à fait satisfaisant. — f. prandre P.