Entendez : qu’il le voulût ou non
et en l’an IIIIC IIIIx=* et ung!, avoit esté baillé Ayre? audict seigneur des Cordes par le seigneur de Cohen “3, du pays d’Artoys, pour une somme d’argent, lequel la tenoit pour le? duc d’Autriche et pour le seigneur de Bèvres‘, son capitaine, ville très forte assise en Artoys, qui ayda bien aux Flamans à avancer l’œuvre, car elle est à l'entrée de leur pays. Et, combien qu'ilz voulsissent la diminution de leur prince, si ne l’eussent-ilz point voulu à leurs frontières ne le roy si très près d’eulx.
Accordées ces choses comme j’ay dit, vindrent devers le roy les embassadeurs de Flandres et Brabant. Mais tout dependoit de ceulx de Gand, à cause de leur force et qu'ilz avoyent les enfans en leurs mains et aussy les premiers prestz à commancer la noyse. Aussi y vindrent aucuns chevaliers pour le roy des Romaïns, jeunes comme luy et mal conseilléz, pour la pacification de leur pays. Messire Jehan des Bergues en estoit l’ung et messire Baudouyn de Launay l’autre, et quelque secretaire 7.
a. Sehan D ; Escohan P.— b. ledit P.— c. Bieindiz D ; Bievrez P. — d. P ajoute : à Hallons.
1. En réalité le 28 juillet 1482. Il s’agit ici d’un de ces à-peu-près chronologiques dont Commynes s’est excusé d'avance. Cf., au t. I, notre Introduction, p. xv, et ci-dessus, t. II, p. 258, n. 3.
2. Aire, arr. de Saint-Omer (Pas-de-Calais). La ville fut vendue aux officiers de l’armée royale par son capitaine et livrée à la suite d’une attaque simulée.