Entendez : témoin, ces preuves
4. Élisabeth d'Angleterre, qui épousa Henri VII le 18 janvier 1486, eut deux enfants, en effet : Arthur, prince de Galles, et Marguerite, plus tard mariée à Jacques IV d'Écosse.
de guerre par le commandement du roy Richard®, son maistre. Il fut prins en ceste coste de Normandie et, par le debat de ceulx qui le prindrent, fut amené en parlement et mys au Petit Chastellet à Paris, et y fut tant qu’il y mourut de fain et de povreté.
Le roy Richard ne le porta pas loing ne le duc de Boucquignant<! qui avoit faict mourir les deux enfans. Car encontred ce roy Richard esleva Dieu ung ennemy, tout en ung instant, qui n’avoit ne croix ne pille ne nul droit, comme je croy, à la couronne d’Angleterre ? ne riens estimé, sauf que sa personne estoit et est honneste ; et avoit beaucoup souffert : car la pluspart de sa vie avoit esté prisonnier, et mesmement * en Bretaigne, ès mains du duc Françoys (qui l’avoit bien traicté pour prisonnier), de l’aage de dix huyt* ans : lequel, avec peu d'argent du roy et quelque trois mil hommes prins en Normandie et des plus meschantz que l’on peüst trouver, passa en Galles, où se vint joindre son beau père le seigneur de Stanlay avec bien xxv mil Angloys. Au bout de troys ou quatre jours se rencontra avec ce cruel roy Richard, lequel fut tué sur le champ et cestuy-cy couronné, qui encores aujourduy règne i.
Ailleurs ay parlé de ceste matière, mais il servoit encores d’en parler icy, et par especial pour monstrer comme Dieu a payé contant en nostre temps telles cruautéz sans attendre. Maintes autres en a pugny oudict temps, qui les sçauroit toutes racompter/ à.
a. Richard omis par D. — b. il ne P. — c. ne le duc de Boucquignant omis par D, restitué par nous d'après P.— d. contre P. — e. vingt huyt P. — jf. qui les sçauroit toutes compter ou vouldroit mettre icy P et M. Dans son édition, R. de Chantelauze termine celle phrase par un point d'interrogation.