LA SITUATION GÉNÉRALE EN
[CHAPITRE IX
IcY RETOURNE A PARLER DU ROY,
QUI ESTOIT AU PLESSEÏZ FORT MAL DE SA PERSONNE, ET COMME IL ENVOYA QUERIR MONS! LE DAUPLPHIN SON FILZ POUR LE VEOIR ET PARLER A LUY ET COMME IL ENVOYA QUERIR LA SAINCTE AMPOLLE A REIMS".
Or doncques, accomply ce mariage! de Flandres, que le roy avoit fort desiré, et tenant ? les Flamans à sa poste ?, Bretaigne, à qui il portoit grand hayne, en paix avecques luy (mais il les tenoit en grant paour et en grant craincte pour le grand nombre de gens d’armes qu’il tenoit logéz en leurs frontières<), Espaigne estoit à repoz avec luy et ne desiroyent les roy et royne d’Espaigne sinon amytié, et il les tenoit en doubte et despense, à cause du pays de Roussillon, qu’il tenoit de la maison d’Arragon, qui luy avoit esté baillée par le roy Jehan d’Arragon, père du roy de Castille qui regne de present, en gaige et par aucunes condicions qui encores ne sont vuydées à.
a. Titre en rouge dans D. — b. Et tiennent P, tandis que D porte et tenant ef non pas tiennant, comme le dit par erreur B. de Mandrot. — c. P ajoute : et à ceste cause faisoit le duc Françoys, et laisse la phrase en suspens. B. de Mandrot propose de compléter : bon visaige.
tendre : Dieu en a puni beaucoup d’autres, comme en témoignerait celui qui saurait raconter toutes ces punitions. Cette interprétation paraît plus conforme au style de Commynes que celle qui résulterait de la ponctuation adoptée par R. de Chantelauze. Cf. notre note f ci-dessus.
1. Le mariage dont il s’agit ne fut pas accompli, mais il y eut seulement des fiançailles. Commynes, au moment où il écrit, croit encore à la réalisation de l’union, car Marguerite est traitée en reine de France. Cf. ci-dessus, p. 259.