C'est-à-dire : entretenus auprès de lui
2. Le religieux Philippe, Jean de Rely et Jacques Coictier, comme il résulte des deux notes qui précèdent. Il semble que Commynes regrette de n’avoir pas été chargé par l'entourage du. roi de la mission suprême dont il reproche à ces trois personnages de s'être inhumainement acquittés.
316 DERNIÈRES RECOMMANDATIONS DE LOUIS XI (août 1483)
plus d’esperance en ce sainct homme ny en autre chose, car seürement il est faict de vous! ; et, pour ce, pensez en vostre conscience, car il n’y a nul remède. » Et chascun dist quelque mot assez brief, ausquelz il respondit : « J’ay esperance que Dieu m’aydera, car par adventure ? je ne suis pas si malade comme vous pensez. »
Quelle douleur luy fut de oÿr ceste nouvelle? et ceste sentence‘! Car oncques homme ne craignit tant la mort ny ne feït tant de choses pour y cuyder mectre remedde. Et avoit, tout le temps de sa vie, prié à ses serviteurs et à moy que, si on le veoit en necessitéé, que l’on ne luy dist point et que l’on l’esmeüst seullement à se confesser sans luy prononcer ce cruel mot de la mort; car, il luy sembloit, n’avoit pas cueur pour ouyr une si cruelle sentence. Toutesfois, il l’endura vertueusement et toutes autres choses jusques à la mort et plus que nul homme que j’aye jamais veü mourir.
A son filz, qu’il appelloit roy *, manda plusieurs choses ; et se confessa très bien et dist plusieurs oraisons servans à propoz, selon les sacremens qu'il prenoit, lesquelz luy-mesmes demanda. Et, comme j’ay dit, parloit aussi sec comme si jamais n’eust esté malade, et parloit de toutes choses qui povoyent servir au roy son filz. Dist, entre autres choses, qu'il vouloit que le seigneur des Cordes ne bougeast d’avec le roy son filz de six moys et que on le priast de ne mener nulle practique*# sur Callaix ne ailleurs, disant qu’il estoit conclud avec luy de conduyre telles entreprises, et à bonne intention pour le roy et pour le royaulme, mais qu’elles estoient dangereuses, et par especial celles de Callaix, de paour d’es-
a. de P et M. — b. cestes nouvelles P.—c. et ceste sentence omis ailleurs que dans D. — d. en ceste necessité P et M. — e. nulles practiques P.