LES FORTIFICATIONS AU PLESSIS
quelque dignité qu’il soit, qui ne souffre ou en son secret ou en“ public, et par especial ceux qui font souffrir les autres.
Ledict seigneur, vers la fin de ses jours, feït clorre tout à l’entour de sa maison du Plesseïz-lès-Tours de gros barreaulx de fer en forme’ de grosses grisles et aux quattre coings de la maison quattre moyneaulx de fer !, bons et grans et espès. Lesdictes grisles estoient contre le mur du costé de la place ; de l’autre part, au fossé : car il estoit à fons de cuve‘ ; il feïst mettre plusieurs broches de fer massonnées dedans le mur, qui avoient chascune trois ou quattre poinctes, et les feït mectre fort près l’une de l’autre. Et davantaige ordonna dix arbalestriers à chascun desditz moyneaux dedans les 4 fosséz, pour tirer à ceulx qui approcheroient avant que la porte fust ouverte, et vouloit qu’ilz couchassent ausdictz fosséz et se retirassent auxdictz° moyneaulx de fer ?.
Il entendoit bien que ceste fortification ne suffisoit point contre grant nombre de gens ne une armée, mais de cela n’avoit-il point de paour. Seulement craignoyt/ que quelque seigneur ou plusieurs ne feïssent une emprise de prendre la place de nuyct#, demy par amour et demy par force, avec quelque peu d'intelligence #3, et que ceulx-là prinsent l’auctorité et le feissent vivre comme homme sans sens et indigne de gouverner. La porte du Plesseïz ne se ouvroit qu'il ne fust huict heures du matin ‘ ne se baïissoit le pont ; et lors y entroyent les officiers, et les capitaines des gardes mectoyent:
a. en son D. — b. et fournyes D, leçon qui n’a pas de sens. — c. quere M ; queure P. — d. lesdits P. — e. aud. D. — f. Mais craignoit P. — g. de nuyct manque ailleurs que dans D. — h. d'artillerie À. — à. y mettoient P.