Cf. ci-dessus, p. 35, n
2. Cet accueil fait à Saint-Quentin aux Anglais est confirmé par ailleurs (Dépêches des ambassadeurs milanais sur les campagnes de Charles le Hardi, publ. par Gingins-la-Sarraz, t. I, p. 203).
POURPARLERS ENTRE LOUIS XI ET ÉDOUARD IV (août 1475) 39
choses en leur faveur. Les Angloys, qui sont suspesonneux et qui estoient tous neufz deça et esbahiz, ne se povoient contenter de son allée ne croire qu'il eust nulles gens aux champs. Et si ne sçavoit le duc de Bourgongne moderer* le faict dudict connestable, nonobstant qu’il leur dist que tout ce qu’il en avoit faict estoit pour toutes bonnes fins ; et si les esbahissoit l’yver qui approchoit, et sembloit bien, à les ouyr parler, que le cueur leur tirast plus à la paix? que à la guerre.
[CHAPITRE VII] [NécocraTions ENTRE Louis XI ET ÉpouaRD IV]
Sur ces propres parolles, et comme ledict duc vouloit partir, fut prins par les Angloys ung varlet d’ung gentil homme de la maison du roy appellé Jacques de Grassé !, lequel‘ estoit de vingt escuz?. Et fut incontinent ledict varlet amené devant le roy d'Angleterre et le duc de Bourgongne, qui estoient ensemble, et puis fut mis en une tante. Après qu’ilz l’eurent interrogué, ledict duc de Bourgongne print congié du roy d'Angleterre, et s’en tirad en Brabant pour aller à Maizières, où il avoit partie de ces gens. Le roy d'Angleterre commanda que on donnast congé à ce varlet, veü que c’estoit leur premier prisonnier ; et, au departir, mons' de Havart et mons' de Stanlay ? luy donnèrent ung noble et luy dirent : « Recom-
a. adouber avecques eulx M et P.— b. peur M.—c. qui P. — d. se retira À.