Sur ce mot, voir ci-dessus, p. 58, n
3. L’interpolateur de Jean de Roye (Journal de Jean de Roye, éd. B. de Mandrot, t. II, p. 344) rapporte aussi le propos auquel fait allusion Commynes : « Et disoit le roy en soy mocquant qu'il avoit plus aisément chassé les Anglois. que n’avoit faict son père….., car il les avoit chassés à force de menger pastés de venaison et boire de bons vins. » Cf., sur les vins de Bordeaux offerts à Édouard IV, ci-dessus, p. 55, n. 2. Il faut citer aussi la chanson suivante (Collection des chroniques nationales françaises, publ. par Buchon, t. XLI, p. 1v) :
« J'ay vu roy d'Angleterre Amener son grand ost
Pour la françoise terre Conquester bref et tost.
Le roy voyant l'affaire,
Si bon vin leur donna
Que l'autre sans rien faire Content s’en retourna. »
72 APPRÉCIATIONS SUR LE TRAITÉ DE PICQUIGNY (août 147:)
certaine quantité de vins de Gascongne sans riens payer du droit du roy!, et estoit chose qui povoit fort proffiter audict marchant, s’il luy estoit accordé. Ledict seigneur fut très esbahy quant il le veït et comme il povoit estre entré. Il luy demanda de quelle ville il estoit en Guyenne et s’il estoit marié en Angleterre. Le marchant luy respondit que ouy, mais qu'il n’y avoit pas beaucoup vallantb#. Incontinent le roy luy baïlla ung homme, avant que partir de là, qui le conduysit à Bordeaulx. Je parlay à luy par le commandement du roy ; et eut ung très bon office en la ville dont il estoit né et la traicte‘ des vins qu’il demandoit et mil francs contant pour faire venir sa femme; et envoya ung sien frère en Angleterre sans ce qu'il y allast. Et ainsi le roy se condampna en ceste admende, congnoissant qu’il avoit trop parléÿ.