PRÉFACE VII
élan de la Défense, Vâme séculaire^ en queU ques-unSy retrouva son feu, Vinlassable ardeur qui avait galvanisé la terre , aux temps de la Patrie en danger. Gambettafut alors V incarnation de la race,,. Il serait puéril aussi, de ne point reconnaître que, chez la plupart, l'élan fut court, et de surface.
Beaucoup n*en furent même pas secoués, se tapirent, immobiles. Fonctionnaires de V Empire à bas, grande foule inerte des paysans, qui de^ puis moins de cent ans, selon la forte expression de Michelet, commençaient à manger, goûtaient la douceur de leur petite propriété. Chacun songeait à son lopin, au moment de le faire produire en paix. Etait-on responsable des fautes de Sa Majesté, aujourd'hui Badinguet f N'y avait-il point des soldats, dont le métier était de se battre f Plus d'empereur et plus de soldats, quelle raison de continuer la guerre f Et là- dessus, comme un grouillement de vermine sur le cadavre, la ruée, Vagitation de tous les partis, tous voulant, ou revoulant leur part I
Assez de jours ont passé pour qu^on puisse juger froidement, tout dire. Il y eut, en ces heures sombres, une éclipse du sens français. L'idée de patrie se voila. Les intérêts cachèrent tout : cet enthousiasme de la République et de la guerre, la mutilation volontaire, criminelle du sol, l'avenir humilié, sans cicatrice longtemps...
C'est ainsi que prisonnier dans ses forts, Ba-
'sagréger, en inaction, en boue, rmée. Il est tout au mirage de ambitions politiques, il escompte mpériale certaine, le poids de
balance, et, pour rétablir l'oron à nouveau domestiquée, 'le
troupes qui chaque Jour, sans '.étendent , fondent...
iprès la capitulation de Mets et rmées de Province, le découraimme un ulcère. Les notables lent qu'on cesse de se battre, les s laisse tranquilles. Orléanistes, partistes font cause commune :
l, l'immédiate revanche, encore t, un seul but ! savoir comment es restes, à qui la France f 3 d''un pays qui, âprement, lé- •espirer, revivre, et qui ne sent s temps il abdique, descend du .es élections identifient, réproute de surprise, la République et ■semblait accompli.
ié sans la douleur de Paris, npuissance de ses chefs militai- 'n et la peur que ces généraux, ugles avaient eus de lui, de ses we tout palpitant de la fièore
Paris se révolte, devant l'Asée de tous lespaseés, liguéscon-